L'être de l'atelier avril 2018

 

Ce 18 avril les pétales des cerisiers font nuages..., et douce pluie...J'achève cette première partie d'inventaire concernant ces bouts de papiers, divers dessins accumulés durant tout ce temps derrière moi ! Papiers récupérés dans les cartons, les étagères et autres endroits, certains indicibles !L'objet principal de cette «l'être de l'atelier d'avril» n'est pas là cependant.Que vive le présent !

Simplement dire, écrire qu'une page est tourné. Passons à la suivante l à la suite,au temps présent. Bon nombre de personnes ayant circulé dans la déambule du Phaart, ont pu consulter quelques cartons. Il sera dorénavant plus facile de s'en approcher, ils vont rester disponibles pour être à disposition du regard de chacun, ils sont bien sûr mis en vente, ça vit de quoi un artiste ?! Cet inventaire m'a aussi préparé à penser quelques ouvrages à venir, car si il existe une plus grande facilité d'affirmer la diversité dans le dessin, on est forcément plus libre de revenir sur des formes anciennes et parfois plus ouvert à la recherche. Il n'empêche que in fine, il apparaît que dans cet exercice, la notion de «séries » est confortée! ! Alors des thématiques surgissent, du grain à moudre pour des petits opuscules , il est temps de s'y employer !

Je dois parler Agenda.Pour les mois à venir.

Depuis bien longtemps...

j'avais pris l'habitude de créer un petit événement,

à valeur décennale.!

Un parti pris qui à, des origines ancrées bien loin.Mais qui ne mérite pas récit. A l'occasion.peut-être!....

Ce rituel se pratiquait, les 22 juin/, jour anniversaire me concernant, ce coup-ci j'ai hésité, de bonnes raisons pour cela, une en particulier, je ne la cite, rai pas.

Mais une jeune, très proche, m'a rappelé mes 70 ans fêtés, cela n'était plus au moulin, nous avions re fondé à Pouzac une grande table pour exercer ce rituel, la table n'est plus. L'envie demeure cependant, envie dissimulée. Mais plus encore cette jeune personne, m'a refait, m'a repassé le film de cette dernière fête à valeur«décennale...Avait-elle alors 6/7 ans ? Cette journée me fut retracée en mémoire vive, et fortement aiguisée, et m'a été alors exprimé le souhait de continuer. De voir perdurer ce rituel, famille, amis, connaissances et associés...

Alors je me refais, me repasse ces 10 ans, la tête tourne, la terre aussi, c'est risqué.

Ces jours derniers préparant les ateliers pour cette invite du Phaart, j'ai porté regard sur le parc, qui se complaisait depuis quelques temps dans le brouillon, la broussaille envahissante, un très très actif roncier naissant, malgré les aides d'Anne Castan, (et de mes proches, parc en famille...),/nous avions esquisséavec Anne, un parc pensé..! « le pas fini », a son charme, mais quand même...La mise en jachère n'étant pas loin, il me fallait réagir ! Chose faite! Ou plutôt en cours de réalisation.

.Et j'ai eu une pensée pour l'éphémère. Alors j'inverse le jeu, et je vais remercier toute cette positivité latente, tous ceux qui nous ont accompagné dans ce petit rituel,à valeur décennale !

- En fait, l'attente était réelle de renouer, maintenir ce rituel.

-Dans sa forme habituelle ?!

-Sûrement pas !

-Je ne savais pas comment dominer le pourquoi j'étais si hésitant..

Et si j'ai quitté depuis presque une décennie, le terrain de mes habitudes, celles de mes pratiques artistiques estivales, (en particulier, mais pas que...l'automne c'est bien aussi, autant que l'hiver dans certains ailleurs).

- J'évoque là, mes anciennes participations festivalières...Ces étés (l'été c'est plus facile) où je plantais mes décors dans des lieux divers et variés. Je fais le simple constat que je suis en manque d'installations éphémères

Mes amis,«aurais je dit un gros mot: INSTALLATION ?

-Brianti reprend toi stp. !

En fait ce qui est nouveau, c'est que j'ose user de ce mot pour nommer les nombreux travaux que je réalisais antérieurement, en me contentant de les nommer au mieux, à minima, comme : étant des interventions plasticiennes. Des actions à valeur artistique, sortes d'interpellations aux humains, aux passants qui passaient, surprenant les déambulateurs peu initiés, par trop distraits, je questionnais tout simplement». Je posais, me posais des questions par un déploiement d'images, parfois de nature iconoclaste ...

/Pauvre couillon que j'étais.Naïf ?, crédule, peu ou mal informé ? Créant sans savoir etc. Allons doc à un récit des origines de Brianti installateur, tout est possible, puisqu'un tribunal niant mon statut d'artiste a fait de moi un»entrepreneur de spectacles vivant ( je vais revenir sur ce sujet pour répondre aux nombreuses personnes qui m'ont demandé comment c'était achevé cette fameuse affaire !!!

Pour mémoire :bilan/ Je n'aime pas trop ce mot, qui présentement, avec l'avalanche des technos, mis en place.. cela demande attention et prudence. Les experts son là. Mais heureusement les montagnards aussi ! Disons un court digest de ces actions anciennes, dites éphémères :

.Pour commencer, je nomme ces quelques dessins agrafés sur des piquets.plantés en bordure de la route des «palombières», au-dessus «des perdrix» maison où résidait ma mère, dans les années 60. Action entreprise avec la complicité de mon frère Michel, qui ne manquait jamais les occasions de faire dans le bizarre, le non conformisme lui allait bien! J'expérimentais, et cela devint vite une pratique clandestine, j'appris beaucoup de la valeur de l'image, au début en forêt essentiellement. Ce fut le temps des paysage perturbés, j'en montrais une série dans un des «Mai du Livre » sous, dans la halle Marcadieu à Tarbes! Puis cela devint délibérément un exercice lors de certaines de mes errances/.

Enfin, en toutes saisons, c’était bon à prendre. ! Et apprendre c'est aussi mettre son savoir faire à l'épreuve des autres ! Un, jeu ?

Allons donc...plutôt un enjeu !

Celui de «l'installation à caractère éphémère.

-Je sais pertinemment maintenant, que j'aurais du théoriser cette pratique, inventer, dire une posture, pour être pris au sérieux, et mieux m'intégrer au groupe de combattants, plein de certitudes. «Salonards», confortablement installés dans l'entre soi des missi dominici, se répandant dans le territoire en toute verticalité, porteurs de bonnes paroles sur ce que doit être l'Art de maintenant et de demain» en absence de tout doute de leur part. Méfiez vous les ploucs, on arrive....

Or, alors ce qui m'importait le plus, était de confronter le public de «passants », les instruits, mais aussi et surtout, tous les autres, à ce rapport particulier, ce constat : que laissait une image inventée dans l'enfermement, l'isolement de l'atelier pouvant générer, venir perturber un ordre établi, la forêt étant, certes fut l'endroit privilégié au début de cette confronte ! Mais pas que ! Rappelons nous, j'avais demandé à l'ami Jean Fontan d'abattre un châtaignier, cet arbreétait très affaibli, nous en fîmes des tranches, planches hautes qui servirent de supports à tous ces restes de moulages de corps (préparation de l’œuvre pour l'université du Mirail...).

Puis il y eut des éphémères de ce type qui trouvèrent refuge dans beaucoup d'endroits.

J'envisage de faire un bilan complet, avec photos, textes etc. Alors pour l'instant j'en dresse simplement inventaire, sans chronologie.

-Il y eut Les chaises, sculptures papiers, dans un îlot promis à la construction, avec d'évidence, démolition et déplacement de population.  rue des Limas» en Avignon.(lire l'autobiographie, Jaizquibel, villa de guerre...) Ces chaises qui quinze années plus tard furent plastifiées et mises en pelouse à l'Université du Mirail, détruites quelques ans plus tard, sournoisement détruites par une présidence, dans le secret et l'indifférence. J'en ferai état plus appuyé. Puis il y eut les premiers « jardins, dits des apparents! », à Miramas le Vieux, jusqu'en bordure de l'étang de Berre, puis à Martigues dans le quartier de « Canto«perdrix», et lors de l'inauguration d'une télé, lancement non stop, par une caméra tenue par Raoul Sangla. Caméra incisive. Et ces charpentes dressées, qui préfiguraient les statues Menhirs qui se promenèrent de Rodez, de parcs en jardins, jusqu'aux Pyrénées, pour finir en façade de mes ateliers en route des cols. vers le Tourmalet ! Planches, sculptures type bas reliefs, certaines en ronde bosse ! Qui circulèrent ; en « résidence chez Lubat, à Uzeste, et dans les sablières autour de Toulouse, pour les rencontres du MODEF.../ Et Miramas en son festival d'été, lames de châtaigniers chargées de dépouilles anatomiques, renforcées par les épouvantails, ensemble qui figura aussi sur la grande dalle béton à Fontenay sous Bois.et ce bout de jardin en proximité !, Puis au château d'Assier. Et ce char issu d'une machine agricole, don de Jean Fontan décédé il y peu, ensemble peint, avec comme emblème le corps moulé de Solange, merveilleux modèle occasionnel, de ce temps là. Corps assis et son double, tel l'aurige menait son char, femme dévêtue, nudité proclamée, en bordure de l'Alaric, qui fit perdre contrôle à quelques automobilistes en ce virage tangentant notre moulin à Ordizan. Apparence d'une beauté ouverte, et généreuse ! Apparence, apparents, images fugitives... La formule a, avait du bon !

En attendant, et pour revenir au présent, entreprenant la pérennisation de volumes papiers, ceux qui ont tant voyagé. J'ai bâti un atelier de jardin à vocation éphémère, qui a déclenché l'idée de faire du parc, un jardin formule,

«Jardin des apparents ».

 

Jardin des apparents-Ordizan

Jardin des apparents-Ordizan

 

Jardin des apparents-Miramas, étang de Berre

Jardin des apparents-Miramas, étang de Berre

 

- Disons que le 24 Juin, nous accomplirons ce rituel décennal qui est maintenu en toute sérénité ! Vous y êtes invité. D'ici là il se peut que je sois présent à Toulouse, pour une rencontre, (durée de l'événement : une soirée, je me propose d'aller voir les lieux dits lieux alternatifs, au nom de la diversité, voir et comprendre, promesse faite à Laurent Redoulés, qui reçoit en son salon un artiste tous les 22 du mois. En boutade, je lui avais promis de répondre à ses sollicitations pour mes 80 ans, avais je pensé que celà n'aurait pas lieu ? ! Mois chargé, puisque il est arrêté que je montrerai au Parlement européen à Strasbourg, durant la session de l'été, une exposition, un partiel de l'exposition : « Logeons, longeons les frontières ».Je vais positionner ce projet prochainement et faire appel à une aide participativepour la rendre possible….à bientôt amicalement JB.

Logeons, "longeons les frontières" toujours en quête de trouver des points de chute !Je persiste, et espère que cette présence à Strasbourg aidera le projet .