Fortune critique …...., Traces, divers écrits, exposition:1989/90 «Progetto, voyage à Pontormo» Musée des Augustins. Toulouse /Florence, Villa Demidoff, Pratolino Ce «book» se présente sans images, les textes pour la plupart sont de nature journalistique, ils font office de de récit, sans ordre chronologique. Une autre manière de narrer cette aventure, cet opus sera peut-être fondateur d'une démarche qui a duré plus de trente ans.

LA FORTUNE CRITIQUE ET L'INFLUENCE

...Pour de nombreux artistes, l'étude des critiques, des éloges, des commentaires divers par les générations ultérieures peut être intéressante, car elle montre l'évolution de la compréhension de l'œuvre du peintre et, à travers lui, de son époque. ...Certains ont bénéficié d'une renommée presque constante et l'on pense par exemple à Poussin; d'autres, comme Eustache Le Sueur, ont vu leur célébrité diminuer puis renaître grâce à une meilleure compréhension de leur œuvre. Millet est mieux connu par les historiens d'art que par le public mais les commentaires sont restés souvent superficiels.

(Biard Bernard) in Dossier de l'art n° 93 Page : 40-47

La fortune critique /comment jusqu'à aujourd’hui, il a été perçu par la critique et le grand public.

.RECIT : Dans l'ouvrage autobiographique paru ces jours ci, sous le titre « jaizquibel, villa de guerre », édition Arcane 17, j'ai «riposté en souriant, à toutes ces obligations auxquelles nous sommes soumis à vie: de devoir fournir un C.V./ Un C.V. avec une entame quasi obligée du genre ; Jacques Brianti né à Agen en 1938, entame qui figure dans bon nombre de « papiers » qui me furent consacrés. Donc, pour en sourire j'ai rédigé dans cet ouvrage un C.V.: façon « à main levée »! C.v. que je voulais teinter d'une légère impertinence. Tant il est vrai qu'à plus de 79. ans l'on a du mal à produire à tout va, ce document. Mais méfions nous.

INCIDENCE : Je vous raconte une anecdote vécue relativement récemment. (deux ans ce n'est pas vieux...). Un nouvel élu, gérant un projet de création me concernant, me conseilla de rencontrer une Conservatrice nouvellement nommée à la tête d'un Grand Établissement Culturel de la ville. « vous allez la voir de ma part, elle est très sympa., compétente, ouverte, et active Allez y de ma part... !» Chose faite, demande téléphonique de R.V. Réponse de la dame : « je ne vous connais pas, envoyez moi un CV.»J'argumentais gentiment…: j'ai exposé dans «votre site il y a 4/5 ans/ plus de deux cent œuvres,.j'ai des photos du vernissage avec une très belle chambrée comme l'on dit pour les arènes !!!! il y a eu un catalogue, un film, des télés, des articles, mais aussi une présence dans d'autres lieux gérés par la ville durant ces trois dernières décennies, il y a sûrement des traces : catalogues, films, télés, des co-productionsimportantes assumées...!etc.

-vous pourriez voir les archives.... ?.-La réponse fusa : ex /interprétation ex clamative de l'auteur ! :

-- « Que nenni Monsieur » !.....

-Donc je me suis soumis à la demande, et j'ai fait parvenir des documents papiers pour un poids de 2, 500 Kgs. environ. La suite : pas d'accusé de réception, point de R.V. Alors...oui !...il faut passer à la moulinette. Et broyer du papier…d'accord c'est mieux que de broyer du noir ! Tant pis !pour la forêt ! Je pense ce jour, à ce séjour où, durant lequel, en tant « qu'artiste invité à professer », un temps, en École des Beaux- Arts (4/6 ans ?), certains artistes/profs., ou profs/artistes ( selon le choix de chacun.) consacraient beaucoup de temps à préparer leurs étudiants à la confection de « books » à venir, nouveau sésame de la réussite devant soi. Bof ! C'était aussi le temps de l'émergence de l'ordinateur, et ses bienfaits. Certains pensaient qu'avec cet outil, ils allaient se faire connaître, d'aucuns envisageaient même très sérieusement de quitter l'enseignement !....Brianti tu ne vas pas rabâcher cette histoire ! Reviens à tes /à nos moutons du jour La Critique et l'usure du temps et ses réajustements !

La Critique et l'usure du temps et ses réajustements. J'ai des archives personnelles, solidement établies par un fils, il avait compétence et bonne pratique. Donc pour réaliser et conclure cet ouvrage autobiographique, j'ai pris le temps de les consulter avec attention, par curiosité, et d'évidence par besoin, avec émotion aussi, en pensant à ce fils.( décédé).qui fut si rigoureux dans son exercice. Et j'ai découvert des écrits sur mon travail que je n'avais pas lu, ou du moins que j'avais survolé, ma priorité d'alors, c'était « le faire », le reste on verra plus tard ! Beaucoup me l'ont reproché, Cette investigation obligée, m'a amené à conduire une lecture en continu. Laquelle m'a donné envie de rassembler certains de ces « papiers ». Principalement ceux qui ont concerné en particulier l'exposition aux Augustine à Toulouse, et en Italie à Florence, en 1989/1990...J'ai décidé de les transcrire. De les sortir du contexte journal, revue, notes, correspondances etc., sans photos, sans accroches. Or pour la «  saisie », je « tape » laborieusement...j'aurais pu confier ces « frappes ». Mais j'ai réalisé que ce léger handicap, allait favoriser une prise en compte des contenus, plus minutieuse, plus attentive. Lecture heurtée/ re lectures obligées....Cela m'a permis d'avoir une meilleure perception de cet ensemble de « dits »/ écrits.. Ils ont pris de l'épaisseur...et cela m'aide à faire le point, Et cela, surtout, ARRIVE au bon moment. sûr toute la trajectoire, de ce parcours sur ces trois dernières décennies ! !

En effet. Présentement, je mène en même temps deux initiatives:.une pour repositionner l'exposition: «logeons, longeons les frontières» (? ). Des villes se sont retirées, promesses non tenues, effet perturbateur secondaire, bien connu de l'alternance démocratique?!...Ou bien, là aussi, fort clivage sur ce qui est labellisé ou pas, art contemporain. Vous connaissez la chanson, du moins son refrain. N'abusons pas de la chose ! A la trappe donc...! Bref rien de nouveau. Mais je ne désespère pas. Je suis plutôt optimiste. Des contacts sont en cours. Depuis la mostration présentée à L'Escaladieu, les œuvres sont au chaud,( ! ) elles attendent, c'est fou la patience des œuvres quant à leur devenir.Toiles et dessins, éléments d'installations diverses, vidéos etc., eux il ont le temps! Savent attendre leur qualification, et ne sont pas préoccupés de leur solitude, de leur abandon, leur oubli.Les œuvres, même les chefs d’œuvre n'ont pas de souffrance! C'est bien ainsi. Je ne les ai pas monté dans les greniers. Tout ce fatras est encore dans les emballages d'origine, encombrement gigantesque de mes mes ateliers! Cet ensemble est prêt à la promenade, ce que nous appelons : s la DIFFUSION :! Optimiste je vous dis! Je suis  optimiste!! Le temps qui appelle la Révision, le Recalage. Les Nouveaux Savoirs! ,est de nature flottante, incertaine, alors patience !

Cette nuit j'ai lu un long papier de Yves Coppens qui nous raconte les 70 ans d'une belle aventure paléoanthropologique, en résumé toutes les saccades, qui de découvertes en découvertes «ont permis de dessiner l'arbre généalogique de l'Humanité». Avec plus de clarté. Bilan pas toujours assuré, définitif...Évidemment cela repose sur des faits avérés..(provisoirement? !),de savants contrôles, de possibles égarements, des corrections à venir? Mais comment ne pas penser, à une belle métaphore pour revenir sur cette idée de «fortune critique». Ce rappel n'est pas du superflu, en évoquant « cette «fortune critique». Appellation qui m'a été donné par Roseline Giusti, qui fut Conservatrice.°( demusée...).

A dire vrai, j'en avais entendu parler, je savais que cela existait, mais je n'avais pas la source. Cette mise à jour arrive à un bon moment. II s'agit donc de ma deuxième initiative en cours: «il s'est est mis à germer en moi une envie de me replonger un peu sur cette folle aventure picturale menée autour, et en confronte du Pontormo. La lecture dans le désordre de tous ces textes a réveillé beaucoup de considérations, d'interrogations, des vides à combler. Elle m'apprend beaucoup sur ma démarche d'alors, mais aussi, si elle me rassure en partie, elle m'invite peut-être à compléter ces vides. Sur trente ans, je n'ai rien cédé, et j'ai essayé de préciser mes intentions initiales...par touches successives.//// «Les peintres du ciel, peintres des utopies» , «Mémoire de voyage s'» et enfin «Logeons, longeons les frontières» Il est peut-être temps de confronter tout ce vécu et de penser une nouvelle exposition, type bilan de ces 30 années. c'est un gué à franchir...un de plus, à grands pas, le temps presse...Le temps me presse. Mais non m’oppresse! Non pas pour auto-théoriser ma démarche, ce n'est pas mon rôle! Mais pour simplement, aller dérouler le film, un film qui se présente à moi avec insistance. Et pourquoi pas se contenter d'un film? Si cette exposition sur les frontières, est le dernier opus d'une supposée trilogie à quatre volumes! L'Opus originel, celui qui a tout enclenché est bien ce fameux "Progetto,voyage à Pontormo!"

Il me brûlait depuis quelques temps déjà d'entreprendre un ouvrage, type livre sur cette rencontre. Vasari fut le premier biographe de Pontormo, aujourd'hui on dirait: chroniqueur (horreur!). Plutôt au début, bienveillant, puis plus sévère, il omit dans un dernier ouvrage de le qualifier. Il y eu des zones d'ombre, les œuvres étaient là, celles qui avaient déplu disparurent, du moins certaines.( La nef de San Lorenzo...) Enfin un va et vient connu par, et pour bon nombre d'artistes. Cette semaine Le Caravage est en pleine lumière à Milan. Maudit Caravage...Cela n'a pas été toujours le cas. En1987 quand je rencontrais pour la première fois Daniel Arasse en sa qualité de. Directeur de l'Institut français de Florence, mais qui en sa qualité de grand historien qu'il fut, me parla évidemment du Pontormo, ( il soutint mon projet...) me dit que j'arrivais un peu trop tôt, que Florence était fréquenté à ce moment là, par beaucoup d'historiens qui avaient Pontormo dans leur escarcelle.....peut-être cet ouvrage:.paru bien à près mon initiative!//// : Devient un parfait bréviaire pour savoir: «La bella Maniera» d'ANTONIO PINELLI/ Anticlassissicisme et maniérisme dans l'art du xvi° siècle d'Antonio Minelli , Giulio Einaudi Editor s.p.a. Torino 1993. / 1996:réf. Librairie Générale Française Livre de poche ref.532.lire aussiLe journal de Pontormo /DOSSIER de Jean- Claude Lebenztejn aux éditions Macula...

Loin de la pontormomania.... Ceci rédigé je vous renvoie à certaines de mes notes écrites ces dernières décennies ( divers: «l'être de l'atelier», voir blog....). De l'usage que je fis de ce peintre pour bâtir tout simplement, avant l'heure «normativitée» reconnue dans l'orthodoxie des classifications d'usage respecté. Ce fut pour ma part, une rétrospective déguisée, certains critiques l'ont perçu (en1987/91). plus simplement je changeais radicalement de mode de vie. Je voulais faire le point. Où en étais-je? Cette feinte me dépassa très vite, mauvaise ruse enfouie. Et tant mieux, car elle me permis des ailleurs, et m'aida aussi à trouver ma place, qui était celle de l'atelier et non les tréteaux de la vie publique. Loin de moi d'aspirer cependant à la vie de mon modèle emprunté, d'une certaine «manière » Pontormo ne c'est jamais revendiqué «maniériste. Aujourd'hui aveu de ma part je l'ai outrageusement et respectueusement pillé! Lui, qui fut un grand fuyard de tous les troubles, la peste, la guerre...Soumis au mécène, mais ayant trouvé cependant un espace de liberté, ce névrosé sut sans en avoir l'air, sans le revendiquer frontalement, troubler l'ordre esthétique établi du moment! Quant à moi je ne quittais pas le monde. J'allais dans ses entrailles / Humanité S.V.P. ! D'une autre «manière» ne tentait il pas assurément la même descente.? Le même dessein et versa vice!

Bien à toi Jacopo ! N'ayez crainte loin de moi de faire l'HISTOIRE, par contre j'aimerais bien pouvoir conclure celle là. Est ce une petite histoire? Certes, à minima, picturalement c'est en partie la mienne. Restons en là! Cet ouvrage serait-il une conduite inspirée par ces récits divers et variés? (les articles repérés). Matière première, en état de faim, pour établir ENFIN, un catalogue dit raisonné? Pourquoi pas, comme il se doit dans ce monde de Fortune critique. Ce qui serait pour moi le coup de pied de l’âne, dévolu à mes détracteurs préférés. Et moi par la preuve je mettrais en scénographie le fil de mes peintures. Fil/Filme! Allez donc savoir! Matériellement c'est facile, les œuvres sont là. Disponibles, Il ne s'agirait que de les faire cohabiter! Quesedirontelles? Si elles ne font pas le printemps! Elles découvrirons l'heure du leurre. Et moi je m'apprendrai juste à temps! Soyons sages, laissons faire le temps. Il règle les comptes sereinement.J'ai souvent évoqué le fleuve en son delta ses méandres incontrôlés, vagabonds, comme en terre paternelle l'Emilie, le Po a aussi des canaux maîtrisés, la nature domptée? Rien n'est jamais définitif! Nous dirons que Pontormo, ne c'est jamais proclamé: maniériste ( ? ). et de colloques en séminaires, d'écrits en proclamations savantes, aujourd'hui il est adoubé. Pontormo fut un maniériste /quatre cent ans c'est pas beaucoup pour justifier d'une appartenance...Est ce important? Question...Jacques Brianti Pouzac novembre 2017

réf de films ayant accompagné ce parcours à compléter : 2 vidéos, ateliers d'Ordizan 1987, et de Pouzac 2000 et un film 63' : « Progetto, voyage à Pontormo » co-produit par TV Aquitaine et Ville de Toulouse Réalisation de Raoul Sangla-Un documentaire. réalisé par Jacky Tujague: «les peintres du ciel, peintres des utopies», produit par la CUMAV 65-en 2006. Et un film réalisé par Jacky Tujague: «Brianti voyage sans son atelier» 2014

Renseignements complémentaires dans le «book N°1 : voyage de mémoire's. Un direct télé dans l'exposition : Progetto, voyage à Pontormo» à Tlse. 53' /FR3 Région Grand Sud, réalisation Paul Claudel. Une présence Télé Région Toscane et RAI à Florence.

Pouzac le 04/12/2017