Jacques Brianti

24 juillet 2017

JUIN,JUILLET, AOUT, SEPTEMBRE ... et la suite, rappel de l'être de l'atelier , mai/juin 2017

RAPPEL/ activités à venir ... référence au texte et photos d'un message précédent en date de mai 2017, voir document:

l'être de l'atelier mai 2017..."Donc pour reprendre le fil..., l'exposition de l'Escaladieu est de retour en mes ateliers. Il m'a fallu récupérer des espaces/La période est favorable au dégagement! Alors les navettes à la décharge ont étaient nombreuses. C'est aussi cela, un des actifs d'une exposition. Avec des repaires plus conséquents et des effets plus salutaires! Et surtout ce temps de réflexion sur le travail effectué. En renégociant la suite pour assurer une diffusion plus large de cet opus, je vais poursuivre, amplifier cette démarche. La proposer dans son entier, mais aussi prévoir des expos partielles…Le sujet est vaste et doit pouvoir autoriser une modulation sans perte de sens! Les contacts sont multiples avec diverses villes, à asuivre...Je profite de cette lettre de l'atelier» pour rappeler ma proposition d'ouverture des ateliers à des fins de consultation de dessins et gravures( en particulier les petits formats de 1955 à …. !?) en cours de "triage".C'est un autre aspect de ces espaces! Et Je précise les modalités, pour venir «farfouiller»! C'est simple: ...on passe, et si je suis là, je reçois dans le bric à brac....sinon on assure en téléphonant.il y aura toujours quelqu'un pour vous recevoir. Y compris les W.E.

Une première, dite inaugurale, l'après-midi du samedi 5 août jusqu'à tard dans la nuit.Il y a d'autres formules, une journée auberge espagnole, relax.Un matin calme...Un début d'après midi, une suite à une randonnée...Une fin de journée, apéro assuré. Pour nous cela «sera les vacances» venez les partager..., avant d'autres aventures artistiques en préparation. Cela jusqu'à fin septembre, en précisions ultérieures!. Notamment la parution de l'ouvrage autobiographique : Villa Jaizquibel ,maison de guerre , éditions arcane 17.Et avant le retour des dessins: aux étagères! Bien à vous et bonne été ! JB

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14 juillet 2017

Adonis dans les hauteurs, et le ciel en face devenait miroir du monde...

 

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Chers bigourdans, et humains de la périphérie de notre Département, voire d'Occitanie, et d'un pays plus grand encore! Pourquoi pas ?...Ce pays est un Globe

Où étiez vous le W.END dernier?

Moi le vendredi 23, le samedi 24, le dimanche 25 juillet, j'étais dans une vallée, vers Peyresourde un village à flanc de pente, en quatre lettres :Germ et ses 40 habitants...environ dit-on.Un peu plus?-Si vous le voulez! Je, nous étions dans un Centre de Montagne, à vocation d'accueil. Je dirais un bâtiment au sens de la marine, une sorte de navire, navire pour grands voyages, il devait avoir des ailes pour s'être posé en cet endroit?

Mais ne rêvons pas,

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du moins pour l'instant,

car il ne s'agit pas de tuer les rêves,

mais de les perpétuer.

Il y a près de trente ans, Laurence et Franck, nos hôtes, invitaient des artistes de nulle part et d'ailleurs, à venir s'exprimer dans les plis alentours, j'en étais. Que reste-il de cette aventure? Qui alors inquiéta quelques frileux. Et provoqua de si légers frissons! Il y eut en la vallée, entreprise d'art, art dit éphémère, cet art dont on garde trace photographique et textes épars. Et pour certains souvenirsd'émotions partagées.Il y avait de la part de ce duo magnifique, inventif, déjà un souci d'exigence, avec ces débats en bouts de prairies,en bosquets enfouis,avec des artistes invités, un peu le grand barnum pacifique, mais offensif. Je me souviens de ce grand visage en résine que je mis en œuvre, et qui connut sa finition in situ, l'aideavec des petites mains locales, et son transport festif, en point haut et visible de toutes parts ! Il reste des photos qui témoignent.J'en dispose de quelques unes, en ces périodes d'inventaire, je peux les révéler...

Citer les artistes de ce temps est possible, mais là n'est pas le sujet. Le sujet est d'évoquer cette rencontre/hommage avec ce poète ADONIS. Je savais qu'il existait, j'en connaissais la grandeur, l'aura, aussi la grandeur de de ses combats, je connaissais moins son œuvre. Mais j'en savais un peu, suffisamment pour me laisser embarquer facilement. D'autant qu'il fut interpellé par des frères d'armes en poésie, en particulier un entretien de quelques heures fécondes avec P. Joris (poète,traducteur, anthologiste et essayiste, qui fut homme de radio, venu pour l'occasion de New York, où il réside...avec une présence parfois en Pyrénées...)

Pour ne pas s'égarer il était convenu d'un titre générique, parole d'Adonis laquelle fut le guide de ce débat..:la religion est une réponse, la poésie est une question!Serge Pey (qui fut un des présents du début de cette aventure en vallée, il y a trente ans),

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ami complice en chemins croisés parfois dans mon parcours de peintre nomade, content de revoir ce poète de conviction et d'éclats, même constat pour l'écrivain Alem Surre Garcia porteur de la «Convivéncia» traduire : le vivre ensemble...qui nous régala de son savoir./ Les Orients d'Occitanie : Syr al Koms ou la Syrie du Comte, belle ouverture pour ces trois journées. Je ne vais pas développer tous ces instants partagés, passés ensemble./ Les concerts donnés par des musiciens qui achevaient une résidence en ce lieu Pyréné(hein !...et ces deux spectacles, inspirés par des textes d'Adonis : Histoire qui se déchire sur le corps d'une femme, interprété par Sarah Jalabert...et «Tombeau pour New York ou «le monde a besoin du déluge» interprété par Hamed Bouzzine...Je souhaite vivement son retour en terre de Bigorre...Je vais essayer de faciliter sa venue...Il y eut d'autres interventions qui mériteraient citation.....

Il faut dire que cette escapade s'avéra pour moi, être une césure, coupure positive, apaisante, après cet épisode, cette période d'élections. Si décevante et déprimante parfois! Avec ce déniambiant de la pensée politique, et le primat donné à la seule EXPERTISE. Alors oui. La force tranquille de ce «porteur de mots», qui n'évita aucun méfaits du moment. Je pense à cet aparté au petit matin, où je lui demandais de préciser ses propos de la veille sur le: A/ religieux et l'anti religieux».L'échange fut rapide mais gratifiant. Les maux du moment ont besoin de Mots éclairants!

Mais revenons à ce lieu, et à ceux qui lui donne vie Laurence et Franck, et le collectif qui les entoure, au fil de quelques décennies j'ai vu ce lieu se faire, s'inventer, « créer c'est résister, résister c'est créer », pourrait-être leur devise! Pas facile pour toute entreprise, il faut certes un certain grain d'obstination ! Mais cela n'est pas suffisant, il faut donner du sens au projet, dans ce pays sage..., ce magnifique couple, a su avancer avec rigueur et concilier ce projet à deux facettes complémentaires, accueil solidaire, et culture exigeante!.Alors nous étions des amis rassemblés, y aura t-il écho de cette rencontre? Une seule petite réverbération d'une telle réussite qualitative? Y avait-il un observateur? Un chroniqueur? Un journaliste? Disons un passeur! Un simple informateur ? Après, en relisant le programme, «je me souviens » que les programmateurs de l'évènement se nomment. «Associations : Accueil sans Frontières et Perspectives» Décidément je ne sors pas du cadre de mes réflexions sur ce thème: Logeons, «longeons les frontières» !

 

. ECHO? ...C'est la question que je me suis posé tout au long de mon retour vers Bagnères, un peu d'amertume, certes il y avait des spectateurs (actifs et contributifs)! Pourtant il me semble que la COM a été bien faite. Mais malgré la petite déception que l'on peut avoir, j'ai noté, et cela est encourageantpour le futur, la présence de quelque «résidents secondaires...( dits secondaires certes, mais eux aussi ravis d'en être...de la rencontre). Et je clos ce papier en courte digression : dans la manne touristique qui est une préoccupation de bon aloi pour les acteurs de l'économie locale il est bon de constater que le touriste est un nomade qui peut être multi-cartes. Pour aujourd'hui je ne vais pas plus loin.

Adonis tu es mon ainé de huit ans..., n'écoutons plus ces donneurs de mots de langage convenu.Nous aborderons ultlérieurement : les inactifs,le dégagisme, etc. Merci de ces journées nourissantes ! à plus... J.BRIANTI Pouzac le 30.06.2017

NB.Un livre sera édité, reprenant les contenus des entretiens ( retravaillés par Adonis et P. Joris) Editeur (présent):Contra Mundum Press basé à Londres 

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11 juin 2017

ACTUALITE MAI/ JUIN 2017

ACTUALITE MAI/ JUIN 2017         

PIRATé,...JE FUS...........................................!

Chers amis, chers lecteurs abonnés...

à ceux qui m'ont interpellé, beaucoup pour m'informer de la réception de ce message si tristounet…et à tous les autres qui ont été dérangé....Piratage d'évidence, piratage confirmé.

J'ai redressé la barre, cela prend du temps et demande de la patience. Pas terrible le contact avec mon serveur. Mais tout va bien, et tout est remis en place.Et sécurisé... ( ? )L'alerte est passée ! Rien à voir avec la fameuse attaque d'actualité récente!... Mais quand même! Nous sommes nombreux à avoir vécu cette aventure! Style télégraphique et demande abrupte de devises de la part d'amis, en soit disant perdition dans le Niger, au Soudan et j'en passe. Ça n'arrive pas qu'aux autres.... 

!Alors je vous informe que je vais bien. Que je suis très présent ces temps ci, en mes ateliers...Mais la perte du «mailing » a perturbé un peu mes activités. Ce mailing a été constitué pour une grande part par Sylvio, alors professionnel, galeriste, nous l'avions renforcé au fil des ans. Plus la part personnelle, amis, collectionneurs, proches etc...! Davantage orienté vers l'action culturelle. Certes plus doué que moi en la matière, durant un temps je me suis reposé essentiellement sur son savoir. Depuis j'ai avancé...,ma deuxième génération m'a aidé. La com...c'est un vieux truc. Un outil de travail en quelque sorte, viatique incontournable désormais, ça doit bouger ! La Com.je la pratique comme tous. L'affiche fut et reste mon savoir-faire, mais elle aurait fait son temps?! Faire, est une nécessité propre à l'humain, Faire savoir c'est plus compliqué!...Donc par petits bouts, à tâtons parfois, j'ai reconstruit l'édifice. Et l'ai sécurisé...!? Il y aura des erreurs, des oubliés, des obligés, (on peut se retirer ), en quatre ans j'ai eu 5 demandes de retraits...J'ai profité de cette perturbation pour resserrer ce listing. Lors de l'exposition à l'Escaladieu j'ai eu le bonheur de rencontrer des personnes qui recevaient ces infos. Un lien existe, j'entends le perpétuer. Hors ces envois, le lien existe autrement, notamment par l'existence de mon blog : www.jacquesbrianti.canalblog.com et présentement par un nouveau site mis en place par un ami, à l'occasion de cette exposition:Logeons. Longeons les frontières ».http://jacquesbrianti.com , site et qui doit devenir un élément important durant la diffusion de cet événement, diffusion en cours d'élaboration. C'est complexe et long. A suivre...

Je maintiens la formule: type visite de mes ateliers pour «farfouiller» dans les cartons remplis de petits dessins» (voir texte de Roseline Giusti). J'ai reporté cette ouverture pour cause piratage! Cela se fera fin juin/pour mes 79.....s' !..........? /début juillet à l'occasion de la sortie de mon autobiographie:Jaizquiblel, villa de guerre, édition arcane 17. faites le savoir … fête en vue! consultez mon blog de temps à autres!

Les desseins... de Jacques Brianti « déboîtage massif ».............................

Jacques Brianti est l'homme des boites. Il y en a beaucoup dans son atelier. Celles qu'il peint, dessine, modèle, et celles où il engrange ses dessins.

Ces temps-ci, Jacques a fait ses boites, comme on dit «on a fait ses placards». Qu'est ce que j'ai encore de mettable? Qu'est ce qui peut encore servir? Mais un stock d’œuvres graphiques a peu à voir avec un vestiaire. Ses dessins vieux comme ses robes sont beaux comme un sou neuf. Telle esquisse qu'on croit récente a trente ans d'âge et le dernier crayonné fraye aux cotés de ses aînés, sans pâtir de l'écart d'âge.

Pour l'artiste, le dessin est toujours de mise. Il prend corps rapidement et est de toutes les modes : mine de plomb, sanguine, lavis, plume. La couleur lui va bien, mais le noir lui sied de même. Une tache, une déchirure, une aspérité et voilà son ornement. Un rien l'habille.Réunis, croit-on, au petit bonheur la chance, ils vous campent un sacré vestiaire !    

N.B. : la plupart des dessins viendront en bonne compagnie... de cadres...!

Roseline Giusti Mars 2013

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26 avril 2017

L'être de l'atelier printemps 2017, précisions, rappel Pouzac 26/04/2017

... J'ai choisi la période tampon que je vis présentement, pour parfaire le rangement type /inventaire de mes dessins. Rangement exécuté à mes moments «dits perdus». Il y en a fort heureusement!Les moments perdus sont comptabilisés dans notre temps de vie ! Alors ne nous gênons pas !J'ai déjà narré bien souvent le peu d'usage que je faisais des carnets. J'ai plutôt donné primauté aux feuilles volantes. Au sortir de cet opus sur les frontières, en revisitant l'exposition je comprends mieux ce qui sert, ce qui est devenu utile. Cette compilation de feuilles volantesaurait sa place dans l'expo!. J'en retrouve sur les murs. Je n'ai pas fait du passé table rase ! En la matière c'est une bonne chose.

Modalités pratiques pour pouvoir venir «farfouiller» dans le bric à brac provisoire de l'atelier, et consulter tous ces petits dessins en cours d'inventaire. Alors on passe, on sonne,dimanches compris! Si nous sommes là nous vous ouvrons la porte...Sinon on téléphone /05 62 95 31 25 / et on prend R.V. Plusieurs formules, pour la journée type : «Auberge espagnole...italienne, bref à votre choix »...(bientôt les cerises)... Un matin calme...zen... Un début d'après -midi, après une randonnée, le parcours de santé : le Bédat de Pouzac, par exemple !Ou la visite du retable de Pouzac! En fin de journée apéro assuré, et plus, café y compris. Ce sont nos vacances ! Point d'orgue : la semaine du 22 juin ( devinette ? ) Après, probables reprises de mes aventures artistiques. Cordialement à vous, JacquesB. et Marie- Anne,évidemment. !

 

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11 avril 2017

l'être de l'atelier printemps 2017 invitation atelier ouvert

lire « l'être de l'atelier printemps 2017 »/ jacquesbrianti.Canalblog .com Invitation/;;;Donc ce travail entrepris a renversé l'atelier, il va m'occuper un mois ou deux. le 17 avril EST  DERNIERJOUR de  l'exposition"Logeons,longeons les frontières" elle sera de retour dans mon atelier  dans la semaine qui suit le 17, des bras sont souhaités...Merci d'avance. 

En attendant je vous propose une ouverture d'atelier de type nouveau..........

. Dès le 1 Avril 2017....On vient quant on veut...Venez feuilleter ces bouts de papier, dessins, et gravures. Cela sera plus facile, car après ils vont rejoindre les étagères pour un futur inconnu.Durant ces mois avril/maijusqu'au 22juin, Leur accessibilité sera +aisée : chronologie, thèmes etc.

Le dessin est de nature fragile, donc j'en profite pour les «nettoyer» et de les couvrir sommairement.Certains peuvent-être acquis... Profitons de la formule.Car en temps ordinaire c'est plus compliqué pour les approcher. Cet inventaire en cours entrepris avec Sylvio, une fois achevé, va me permettre de puiser dedans, avec une intention d'ouvrages.à venir. Disons période de demi repos. Exercice qui me donne un peu de relax...

Bonne occasion aussi pour évoquer ces frontières,présentement en cimaises à l'Escaladieu. Avant la tournée qui se prépare pour les deux prochaines années. A se voir. Appel conseillé au 06 85 22 96 38./ ou 0562953125 Il y aura toujours quelqu'un pour pallier à une visite improvisée/ Salutations et  à se rencontrer. Je suis présent à l'abbaye les deux derniers dimanches , les 9 et 17 avril...

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23 mars 2017

l'être de l'atelier printemps 2017

Reprise de l'être de l'atelier, printemps 2017

L'exposition «Logeons, longeons les frontières » poursuit son chemin. AVIS :Ce dimanche 26 mars dernière projection du film de Jacky Tujague. Les précédentes projections ont rassemblées de bonnes chambrées, pas mal, car un dimanche à 15 heures dans ce fond de vallée en période encore hivernale, ce n'était pas facile. Le vernissage fut très sympa. Avec des mots réconfortants venant de Nicole Darrieutort, Vice Présidente du Conseil Départemental, avec d'autre élus et cadres de l'institution...Moi j'étais un peu dans le. Chaos ! ( de cet opus en phase terminale ! .KO! Mes proches en alentour, des amis, certains venus venus de loin, j'ai mesuré la béance, je la craignais un peu: l'absence de Sylvio, si présent dans le démarrage, sa présence en amont dans ce projet et son assistance.J'ai eu du mal à l'évoquer. La fatigue certes en plus, mais toujours rassuré, car l'on sait que la décompression va se faire, on le sait. C'est comme ça.! La vie! C'est comme ça !! L'atelier est vide, le vide n'est pas absence d’œuvres! Il y en a une centaine à l'Abbaye,! C'est le trou noir qui vient après cette forte présence active. Cet état obsessionnel dans lequel l'on se tient par nécessité durant l'élaboration d'un projet de telle nature. Donc je me sens un peu dépossédé. IL y a eu cependant, peu de temps disponible à la contemplation. Il a fallu que je mette en place les quelques 200 mini illustrations, compléments de l'autobiographie en phase fin ,elle aussi !...! C'est fait, j'ai du improviser, et me consacrer à plonger à nouveau dans mes archives, j'ai pu à cette occasion mesurer le travail effectué par Sylvio lors de l'élaboration de la monographie. Je rappelle que cette autobiographie a été décidé après de beaux échanges avec lui. Je développe cela dans cet ouvrage à paraître. Au fait, à ce jour je n'ai pas de nouvelles sur la parution. Je vous tiendrai au courant le moment venu... Emmanuelle Brianti, m'a aidé à dresser cet inventaire. Et maintenant j'ai le choix; que faire? Il est vrai que je me préoccupe de l'avenir de la diffusion de cette exposition, un contact, proposition de la ville de Lyon, plutôt belle perspective. Mais gros travail, recherche des moyens entre autre exercice etc.. D'autres villes avec lesquelles j'avais établi, espéré une ouverture (Toulouse, Pau etc...) Mais ça bloque. Les blocages s'expriment par le silence, les non réponses. C'est un peu la mode, la manière, l'esquive! Alors je redéfini quelques nouvelles initiatives, patience. Patience et obstination...La thématique, de cette exposition, elle, tiendra le coup, j'ose écrire hélas.

J'ai choisi la période tampon que je vis, pour parfaire le rangement type /inventaire de mes dessins. Rangement exécuté à mes moments «dits perdus».Il y en a fort heureusement!Les moments perdus sont comptabilisés dans notre temps de vie ! Alors ne nous gênons pas !J'ai déjà narré bien souvent le peu d'usage que je faisais des carnets. J'ai plutôt donné primauté aux feuilles volantes. Au sortir de cet opus sur les frontières, en revisitant l'exposition je comprends mieux ce qui sert, ce qui est devenu utile. Cette compilation de feuilles volantesaurait sa place dans l'expo!. J'en retrouve sur les murs. Je n'ai pas fait du passé table rase !. En la matière c'est une bonne chose.

Ce matin il m’apparaît comme possible que j'aille, nuitamment par exemple, coller cette multitude de feuilles dessinées, telle la fine fleur de nos Larousses illustrés, un gigantesque collage sur les murs de l'Abbaye! Actant cela, je seraicoopté par les biens pensants, les super clivants de l'art actuel,cela deviendrait performance, et je pourrai enfin m'ériger en artiste contemporain.! Cela supposera une intervention de type clandestin, nuitamment serait bien. Du moins à la mode. Mais ne subissons pas la mode.Il faut surprendre pour être labellisé! Intervention qui me réjouirait fortement . En ces temps troublés, jouir est difficile,si jouir est se donner du plaisir! Par contre cette manière ne serait pas anonyme! L'anonymat c'est pour les coups tordus. En ce moment il y en a qui excellent dans le genre. A ce sujet, «inter/merde/», des amis énervés m'ont appelé pour m'épeler, me faire lecture d'une expression écrite sur«le livre d'or»de l'expo : à peu près ceci :« à quand le passage des éboueurs pour enlever ces horreurs dans ce lieu béni...» excusez moi je n'ai pas le texte. Alors certains (amis) m'ont dit qu'il vaut mieux en rire, d'autres ont voulu répondre...répondre à qui ? Moi j'ai imaginé cette personne, homme ou femme, engoncée dans des vêtements sentant le rance, et par peur d'être surpris dans leur écriture anonyme et nauséabonde, se pissant dessus, faisant une vaste flaque...! Chacun son truc. La peur se manifeste parfois bizarrement...L'incident est clos Livre dord donc ! J'en ai collectionné quelques uns, un jour qui sait? je les compilerai. Tristesse pour les ignorants, ils sont dangereux. Il faut s 'en méfier et protéger les plus faibles. Des maladies contagieuses ! par ces temps d'orage. Culture où es tu?

Donc ce travail entrepris a renversé l'atelier, il va m'occuper un mois ou deux. L'expo sera de retour, le 17 avril En attendant je vous propose une ouverture d'atelier de type nouveau.

. Dès le 1 Avril 2017 On vient quant on veut..Venez feuilleter ces bouts de papier, dessins, et gravures. Cela sera plus facile, car après ils vont rejoindre les étagères pour un futur inconnu.Durant ces mois avril/maileur accès sera aisé, profitons de la formule. Car en temps ordinaire c'est plus compliqué pour les approcher. Bonne occasion aussi pour évoquer ces frontières, présentement en cimaises à l'Escaladieu. Pour moi c'est aussi un temps de demi repos. A se voir Appel conseillé au 06 85 22 96 38. Il y aura toujours quelqu'un pour pallier à l'improvisation / Salutations

P.S. Ce matin, toujours dans mes rangements, j'ai découvert un dossier ,notes écrites par des étudiants des B.arts, je venais de faire connaissance avec eux. et je leur avais demandé de m'écrire.., me dire ce qu'était un dessin . Quelle aventure ! Ces textes tombent au bon moment !, à suivre....

 

 

 

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06 février 2017

Consultez ce nouveau site, pour suivre la mise en place de cette exposition, son évolution et sa future diffusion.

Tappez :

http://jacquesbrianti.com


 


 

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29 janvier 2017

Sans titre 2

Sans titre 1

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Texte catalogue Exposition Escaladieu

Février 2017 Hautes-Pyrénées (France)

 



Une peinture en éclats

Ça sent le feu de la justice et de l’humanisme

  

J’ai toujours mêlé mes actes de peinture à ma vie, intimement

Jacques Brianti (ESAV Toulouse le 19 mars 1997)

 

 

Jacques Brianti ne cesse de le répéter, «prenez-moi comme je suis ! »

Oui, mais voilà, comment est-il vraiment ? Car si je le connais depuis plus de trente ans, je ne sais toujours pas vraiment par où le prendre ? Peintre, sculpteur, philosophe, doctrinaire ? Autre chose que la somme de tout ça, il est celui qui médite le pinceau à la main, tâtonne, ausculte le monde et lui-même avec des convictions vécues, sans cesse mises à l’épreuve de ses engagements par des gestes où la raison ne manque jamais de délicatesse, ni de douceur, ni de sincérité.

Aurait-il trempé son pinceau dans l’eau vive du canal d'Alaric qui court sous son premier atelier, un moulin de lumière aux reflets changeants ? En tout cas, je ne peux m'empêcher d'envisager que sa main se souvient d’une eau tour à tour ductile, capricieuse, parfois en crue, qui charrie maintes choses de l'homme et de la nature, dans le mélange de successions d’événements agité par les secousses d'une friction venue des profondeurs, entre Ibérie et Eurasie.

Pour Jacques Brianti, bien ancré dans cette terre humide au pied des Pyrénées, la distance n’est jamais un éloignement car son atelier demeure le point de départ et le point d’arrivée de chacune de ses visites du monde, dans un mouvement dialectique d'où vient sa force et sa fertilité. Son Voyage de mémoire(s)1 est un mélancolique voyage dans un monde perverti par l’argent et le mensonge. Ça tient du beau, non pas de la beauté comme masque de la décomposition du vivant mais plutôt de la beauté comme dévoilement de cette décomposition, une beauté de la vérité.

Ça sent le feu de la justice et de l’humanisme

C’est un geste à la hauteur d'un langage protestataire avec des éclats de vie, des éclats de voix, des éclats de pensée, une peinture en éclats dispersés en mille et un fragments dans sa maison, une authentique caverne de lumières englouties qu'il est urgent de sauver de l'oubli. J'y ai fouillé, j'y fouille aujourd'hui, j'y fouillerai demain car je ne cesse d'y découvrir des chemins de beautés comme cette figure d'un couple crépusculaire peint en 1961 tel un angélus laïque qui rend hommage à Jean-François Millet ce « peintre incommensurablement incompris », selon la formule de Salvador Dali2, mais totalement incorporé par Jacques Brianti dont l’œuvre exhale la même odeur, celle d'un salutaire humus humain.

Né gascon, sa mère d’origine espagnole et son père italien, il est le visiteur infatigable d’un arrière-pays jailli au croisement de l’Italie, de l’Espagne, de la Bigorre, ensemencé de politique et de cinéma. C’est un pays qui pourrait s’appeler Caserta été 593, ce tableau où se mélangent Jacques Brianti, Audrey Hepburn, Vespa, Diane, la mort de l’ouvrier, Eduardo Brianti, le père, en maçonnerie, sous la chute d’une eau claire maternelle et dans l’incandescence d’un rouge flamboyant de tendresse et de passion.

1Exposition de Jacques Brianti au réfectoire des Jacobins à Toulouse du 1er décembre 2010 au 31 janvier 2011.

2Le mythe tragique de l'Angélus de Millet. Salvador Dali, Jean-Jacques Pauvert, 1963

3 Un des tableaux de l'exposition de Jacques Brianti   Voyages de mémoire(s) ; cf. note 1.

(Page 1)


(Suite....)

Et lorsqu’il nous parle de Parme, lieu de naissance de son père qui retrouve sa ville de nombreuses années après l’avoir quittée, Jacques Brianti détourne pudiquement son regard pour raconter une séance de cinéma qu’il aura vécue dans l’ivresse des origines, «légèrement pompette ». Le cinéma est un de ses démons qui le tient en éveil depuis que, tout petit à Agen, il fréquentait les projections en plein air sur Le gravier, près de Garonne, où des nuages blancs d’éphémères donnaient du relief à l’écran et les films des idées à l’enfant qu’il était. Foudroyé par l’énergie du cinéma, il est devenu cinéaste dans sa peinture ; il a cru voir la Mangano comme l’émergence du désir ; Pierrot le fou lui a donné des envies de toile et Pier Paolo Pasolini le souffle poétique :

Questo è il tempo in cui rido, in cui piango,

questo è il tempo in cui attendo la grazia,

questo è il tempo in cui sono felice,

questo è il tempo in cui vago pei campo,

questo è il tempo in cui guardo i cieli…1

Il y a un peu de tout ça chez Jacques Brianti qui refuse de se perdre dans l’enclos d’une pâle identité. Il s’est construit par la traversée salutaire de frontières diverses entre le dehors et le dedans, le proche et le lointain, le classique et le moderne, le poète et l’historien, le signe et la chose, l’ombre et la lumière, le coloris et la couleur, le graphisme et les mots, contre l’édification des murs, les replis disciplinaires et communautaires. Il veut connaître et par conséquent il s'en va sentir de près les choses de la vie au-delà des limites pour s’éprouver et éviter l’entrave du dogme.

Il m’a dit un jour, au moment où il créait trois statues de résine destinées à une cours de récréation d'école maternelle, «je suis un marchand de cartons, les cartons sont des choses grosses d’invention pour les enfants ». Je l’ai vu plier, coller, déplier, coller toujours et faire des mille-feuilles de cartons pour enflammer l’imagination des enfants. Les statues jaillissaient de ces cartons, comme des éclats de formes bizarres, avec un seul œil, une seule oreille, pour le plus grand bonheur des jeunes élèves, impatients de les toucher, leurs visages écrasés sur la vitre d’une classe. Je n’avais jamais vu de pareils regards. Et leur reflet joyeux dans les yeux du peintre m'a ramené à l’enfant qui veille chez Jacques Brianti, un enfant qui n’oublie jamais de lui rappeler l’amour, les rires, la simplicité, la douceur et le jeu nécessaire à l’émancipation de l’imaginaire.

Il aimait les chantiers, il aurait pu être peintre.

Il aimait son moulin, il aurait pu être meunier.

Mais si le poète, selon Claudel, c’est celui qui parle à la place de tout ce qui se tait autour de lui, alors Jacques Brianti est un poète  inventif et sensuel qui n’oublie pas Le Corrège, en voyageant à contre-courant de l’art solennel.

«Mon Christ, dit-il, c’est une femme, les bras en croix, comprenne qui pourra».

 

Guy Chapouillié

Professeur émérite de l’ESAV-UTM

Cinéaste

Abbaye  Escaladieu  février 2017 

1 Voici le temps de mes rires, de mes larmes,

voici le temps de la grâce attendue,

voici le temps du bonheur,

voici le temps de mes errances par les champs,

voici le temps où je regarde les cieux…

Pier Paolo Pasolini, Je suis vivant, ed. Nous, 2001.

(Page 2)



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15 janvier 2017

Initiative d'ARTISTE, décembre 2016

PRE–ANNONCE EXPOSITION, FEVRIER /AVRIL2017

vernissage le vendredi 3 février, 19 H.

ABBAYE de L'ESCALADIEU...HAUTES-PYRENEES FRANCE

Ce lundi 26 décembre 2016. Il est très tôt, TRETEAU sûrement!!! Car j'ai enfin achevé ( très tard cette nuit) la scénographie de l'exposition «Logeons,longeons les frontières».

Et donc sa théâtralisation..., peinture narrative, totalement assumée, oblige! Ce fut compliqué, il faut tenir compte de la configuration des lieux et y ajuster au mieux, la diversité des œuvres présentées. Car entre le synopsis originel du projet et sa réalisation il y a eu, comme il est coutumier en la matière, des marches en zig/zag! Avec des aléas, parfois douloureux, et d'autres d'une telle stupidité, que le résultat pouvait être influencé, ou apparaître chaotique. Il ne m'appartient pas de dire si in fine, le résultat a résisté à ces méandres, qui auraient pu conduire à quelques marécages «engluantés...»! Ah ! les deltas!...Et leurs ouvertures complexes sur l'immensité. Cependant la nature même de ce projet,qui s'inscrivait dans la durée, exigeait de garder un certain cap! Donner du sens à l'ensemble, en préservant l'autonomie à chaque œuvre. Pour mémoire, le débat ouvert sur la supposée conjonction de cet opus avec l’actualité! Quelle découverte mes amis! Certains me firent soit simplement constat amical de la chose, soit des reproches dissimulés. Il aurait fallu que j'avouasse que c'était l'actualité qui m'avait amené à ces suites de toiles dessins, installations etc...Je m'en suis longuement exprimé. Pour moi ce fut simplement un temps au présent, le monde est actualité depuis son existence, laquelle nous est encore imparfaitement connu! C'est une formule...restons en là. Certes, rédigeant parallèlement une autobiographie,( prochaine parution, (éditions arcane 17), j'ai d'évidence été en collusion avec mon temps à moi...et des faits vécus! Alors par rapport à l'idée de départ je me suis autorisé à mettre dans l'exposition des œuvres anciennes. Elles sont toutes « référentes » au thème (dit récurent...) des frontières, passages, passages des humains bien sûr. Vaste sujet pour les humains pas sages, et ceux qui croient l'être. L’Être est mon voisin, l'autre, et moi-même, nous sommes des humains !

Je maintiens des dialogues sur mon blog, informations etc..,mais il existe un nouveau site dont le fondement sera cette exposition./ création du site : Jean Paul Achard,/et ses suites. Exposition qui devrait trouver une diffusion sur les deux prochaines années. Exposition évolutive ! Et modulable. A l'aide pour organiser une diffusion et compenser quelques replis...

L'exposition en l'abbaye sera donc une belle vitrine pour des éventuels preneurs. Elle sera sûrement enrichie par des apports extérieurs, et me conduira in fine, à terme de cette future diffusion à produire un nouvel ouvrage.?

L'Escaladieu aura donc reçu en primautéle dernier opus de cette longue aventure menée sur plus de trente ans(«logeons, longeons les frontières») Merci à ceux qui ont permis cela. Mes remerciements aussi à ceux qui ont accepté que la première «Les peintres du ciel, peintres des utopies», ai pu exister dans ce lieu prestigieux...en 2006/2007....

Salutations à vous JB.-

Nouveau site internet ! «frontières picturées » :

http://jacquesbrianti.com

(Créateur du site : Jean-Paul ACHARD)

 

54-J Brianti

 

 

 

Posté par jacques brianti à 14:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]