Jacques Brianti

04 mai 2012

Jacques Brianti à Marciac à l'exposition du FRAC Midi-Pyrénées

Exposition "Figure-toi", oeuvres de DADO, Antonio SAURA, Karel APPEL, Miquel BARCELO, Jean-Charles BLAIS, Philippe COGNÉE, Jacques BRIANTI,

Espace EQART, Marciac, du 6 avril au 26 mai 2012, avec Les Abattoirs FRAC Midi-Pyrénées à Toulouse

 

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02 mai 2012

Jacques Brianti................ le 30 avril 2012

Logeons, longeons les frontières,

lettre N°1

Lettre aux amis, et plus, à ceux qui ont déjà apporté un soutien, à tous les autres...

Aceux qui ont déjà été informés de l'initiative concernant ce nouveau projet, ultime opus sur le voyage:«Logeons, longeons frontières»,mais également à l'attention de ceux qui n'ont pas eu l'information. (difficile parfois de nouer le lien qui pourrait créer la rencontre avec l'inconnu..., pour élargir le cercle... ! )

Alors j'utilise mon blog pour renouveler l'invitation et ouvrir davantage la proposition, proposition de pouvoir pour chacun à s'associer et éventuellement contribuer, pour une part à cette démarche, qui dans la forme sera la dernière du genre.!!! Projet qui bénéficie d'une attention bienveillante de certains, si j'en juge les premiers retours, du moins par l'intérêt des contenus qui y sont développés. Lesquels se précisent et m'apparaissent de plus en plus évidents.

Les premières ébauches, premiers dessins, gravures, esquisses existent déjà, et les itinéraires, les chemins de « traverses » se font au fur et à mesure. Les récits s'amoncellent et les choix s'organisent. Complexité à les maîtriser en amont, mais assez excitants à les appréhender. Je pense être en mesure de préciser tout cela prochainement.

Dans cette période compliquée où chacun reste un peu en réserve, en attente, il est moins aisé de communiquer sur son propre travail. Encore plus sur la présence artistique. Je mets à profit cette période pour amasser toute cette nécessaire iconographie pour être prêt le moment venu à opérer avec plus de détermination.

 

Je profite de ce court message informatif pour réitérer l'offre de souscription faite il y a quelques temps (pour ceux qui ne l'auraient pas reçu, et qui souhaiteraient l'avoir tél: 06 85 22 96 38.), les fameuses listes sont parfois difficiles à «gérer» comme l'on dit. Des fois il y a /il y aura des doublons! Alors pour ceux qui auraient déjà reçu le message je m'excuse de revenir sur ce point et ces choses matérielles, sans lesquelles cependant les projets de cette nature auraient du mal à exister, sans les soutiens, amicaux et de convictions, soutiens dont j'ai pu bénéficier au fil des ans.

 

J'ai évoqué en amont du projet qu'il me sera agréable et voire de quelques nécessités, de formuler auprès d'amis intéressés, cela périodiquement, les avancées, les aléas, les surprises, les découvertes, mais aussi des avis, des apports, et bien sûr « du débat », sur l'idée de frontière... vaste sujet! Sans rentrer dans l'amalgame, il est évident que l'actualité a ramené puissamment sur le devant de la scène politique ce concept... moi-même surpris par son ampleur. Dans ce moment je peux rappeler que ce projet est né il y a plus de quatre ans, et sûrement enfoui depuis bien longtemps. Venu logiquement de ces divers opus réalisés ces dernières années, par notamment l'approche et le travail conduit à Florence durant quelques temps sur l'idée du voyage à travers l'oeuvre du Pontormo. Puis le « voyages de mémoire (s) » pour l'évocation baroquisante (ou totalement iconoclaste ont dit certains...) de mes origines et diverses confrontations à quelques voyages, mais aussi à quelques bribes autobiographiques. Mais encore, la réalisation de cette série « abimes en Balkans /les Balkans en abimes! Série présentée aux Jacobins à Toulouse, série charnière décisive, qui m'a amenée à engager ce nouvel opus, mais également le tournage en novembre 2010, du film (en cours de montage) réalisation Jacky Tujague, en Europe Centrale et Italie. Ma manière d'avoir quitté le champ politique militant et avoir délibérément pris le parti pris du témoignage par et à travers mes pratiques artistiques. De cette réflexion et frustration ressentie durant cet été 1995 à Venise, où je présentais cette exposition à Cannaregio », Salle S. Leonardo. Il s'agissait de ces « blasons de corps, manières de corps » exercice scénographique, sorte de fil rouge mené depuis l'exposition faite à l'Ecole Nationale Aviation Civile de Toulouse à l'initiative de l'ami Liberto Perez en 1985. Dans un espace consacré aux Arts Plastiques, peu nombreux dans cette ville alors. Scénographie repensée donc à Venise avec quelques soutiens locaux, amis, sponsors etc.. Cet été là, où la France reprenait les essais nucléaires, acte qui ne plaisait pas aux italiens, et qui suscitait alors alors de vives manifestations. ( j'ai déjà évoqué, pour en sourire, les atermoiements d'un ministre français pour sa venue à Venise à l'occasion de la Mostra... j'étais modestement concerné car il devait venir visiter mon exposition avec le Maire de Venise). Mais cela ne fut pas... j'en ai déjà parlé, ce fut «  En effet! » un acte manqué, pas pour moi et mes amis, mais pour ce ministre! Je me rappelle aussi, ce w.e. de grande fête des « régates, » en présence du Pdt Italien, mais aussi une foule énorme composée en grande partie par les italiens... des fois les italiens sont là (à Venise) ! Et dans ce corso, fastueux rituel de la Ville, depuis l'appartement de mon ami Massimo B. sur le « Grande Canale », nous vîmes apparaître cette « embarcation d'expression anti nucléaire à l'adresse de la France ». (follement applaudie).Ce contexte, avait amené, pour une part semble-t-il... (?), la presse italienne à évoquer « Hiroshima » en rapportant, citant, mon exposition... On ne sait jamais trop, ou du moins à l'avance, ce que nous semons, nous artistes, heureusement, mais je dois dire que cette juxtaposition/récupération, n'était pas qu'innocente! Il y avait bien de l'Hiroshima dans cette monumentale « installation ». Mon esprit cet été là vagabondait davantage sur les autres rives de la lagune. Et j'avais certainement marqué dans cette exposition faite in situ (il faut le rappeler pour mémoire, avec une assistance décisive de Sylvio), mes préoccupations et angoisses, partagées avec d'autres. Cette ville se mentait, et ceux qui la traversait pour une journée, et d'autres qui y résidaient se bouchaient parfois les oreilles, ou feignaient de ne pas entendre les avions qui...Ces repositionnements de frontières et d'éventrements de territoires, cette proximité du conflit n'appeler pas à l'idifférence!!! J'ai déjà évoqué cet été 95. Je dialoguais avec les mouettes que j'avais nommées  « mes sagères » Je fus bien plus surpris et perplexe de recevoir de la part d'un cercle de poètes vénitiens et d'un « Comité du Bi-centenaire » un « prix Casanova » (il ne fut pas question de libertinage, mais, parait-il de: « mon coté artiste aventureux... et de prise de risquesartistiques... et autres éloges que je ne développerai pas...). Cette longue digression, car cet été vénitien, fut aussi un long temps de réflexion sur la suite à donner à mon travail. Je m'installais, tout à fait consciemment dans ce futur et nouvel opus. Je savais que cela demanderait du temps, de la retenue, et une certaine distance. C'était donc prématuré. Il est vrai que de l'autre coté de l'Adriatique il y avait le feu et l'horreur, l'humanité perdait encore une fois son honneur et l'Europe sa dignité. Il s'agissait aussi des frontières. Mais le témoignage à chaud est l'affaire des « médias », puissants et omniprésents! Parfois imprudents, mais souvent révélateurs de grands courageux. J'ai pensé que l'artiste est un peu ailleurs, et j'ai opéré en ce qui me concerne, depuis un certain temps cette césure fragile mais incontournable de l'acte citoyen et de l'acte « artistique », les temps ne sont pas les mêmes, et les réactivités n'obéissent pas aux mêmes urgences. Cela n'altère pas les prises de position. Notre Continent est rongé par des tumultes anciens, de peurs présentes souvent non fondées, inutiles (pas pour tous hélas!....). Lecture de la semaine : un petit livre trouvé chez un brocanteur « Le journal de Zlata », de Zlata Filipovic...éd. R. Laffont 1993 - journal tenu par une jeune fille (l'auteure) de 13 ans durant le siège de Sarajevo... Vingt ans déjà pour cette tragédie... Lecture recommandée à ceux qui voudraient développer voire imposer un concept de frontières, lignes de démarcations ethniques et de rupture d'humanité, et créer des Etats Forteresses !

Tout cela mérite plus que jamais des approches multiples, avec cette ligne pour laquelle j'ai opté : que les arts plastiques peuvent toujours et encore répondre à toutes les thématiques(peu importe pour moi que cela ne soit pas dans l'air du temps). Donc je me propose de « raconter plastiquement, graphiquement » (comme je l'ai déjà fait pour les deux précédents opus...), etc. ces /des/ bouts de frontières de notre Continent. Certes il y aura un livre qui ne sera pas qu'un complément à cet exercice plastique, mais qui devrait me permettre de donner plus sur ce thème. Bien souvent éloigné des contingences politiques ( de ce point de vue nous sommes plutôt gavé). Les petits faits révélés, ceux qui contribuent à la grande Histoire. Les restes qui semblent désuets, mais qui font remonter de l'humain. Dans ses forces et ses désespérances, et ses faiblesses. En outre, tel est mon désir et une de mes préoccupations du moment, il s'agit aussi de révéler ce projet dans sa conduite, son processus de construction. Il y aura quelques rendez-vous pour évoquer cela en dehors des occasions et autres opportunités de brèves rencontres et correspondances avec quelques amis...

Dès à présent notez le W.E. Du 5, 6, 7 et 7, 8 juillet...( ! ), un jour anniversaire (le mien, juste décalé...). J'invite à une rencontre surprise, avec un ami, un poète, faiseur de livres. Jacques Brémond, il séjournera quelques jours chez moi, et « déballera son fonds foisonnant » dans notre parc... (présence /non assurée/ des dernières cerises !) nous aurons l'occasion de préciser la tenue de ces journées, poésie, livres ivres, livre fait de mains et d'inventivités. En espérant la présence d'amis communs à Jacques Brémond, qui viendraient animer ces journées.

Sous les ombrages, nous pourrons consulter ce fonds de livres, riche et généreux, je vous en dirai davantage très prochainement et bien plus sur mon invité. Consultez le lien sur mon blog. : www.Jacquesbrianti.canalblog.com

A l'occasion de ces journées nous aurons un temps pour préciser l'état du projet

D'ici là, le pays la France, aura voté. Les avions présidentiels refranchirons les frontières, les visibles, les impalpables, les prenables et imprenables, tracées ou effacées. J'irai j'espère les voir passer (les avions), embusqué dans quelques buissons ardents, et lignes plausibles, ouvertes et paisibles, ce qui est notre souhait !

Si tout va bien..., je serai en mesure d'aller durant l'été peut-être, à Ingénio à Gran Canaria, du moins je l'espère, répondant ainsi à l'invitation de mon ami Blas Sanchez, musicien, fabuleux compositeur canarien, tellement inscrit dans son île et imprégné de cette culture canarienne, creusée en profondeur et restituée dans une grande modernité. Animateur de sa Fondation. Certains d'entre-vous ont le souvenir de ses prestations dans les années de « feu l' Estivade » de Bagnères... nous avions donné son Canto General avant celui de Mikis Théodorakis. Mikis Théodorakis auquel je pense très fort dans sa retraite, mais aussi à sa dernière et récente colère. Il m'avait lors de nos rencontres, aidé sans le savoir, à me mettre, ou me remettre sur « ma vraie piste ».! Je reviendrai sur l'ami Blas ultérieurement. Nous en reparlerons. Ce déplacement sera le point extrême, choisi, de l'Europe que je visiterai, j'irai chercher traces de ces points d'ancrages aléatoires, flux et reflux africains...La Mauritanie d'en face. Ce sera l'île du projet.

Il va falloir faire des choix !. Des partis pris...c'est le jeu.

Cet été je vais m'intéresser aussi, aux « ports pyrénéens ». Partant de la villa « Jaizquibel » sise avenue H. Russel (sic), ces années d'Argelez-Gazost, villa louée par Anita Roméo y Mozas, ma mère. Ces années de guerre et d'après guerre, ou enfant j'ai cru un certain temps que les pays se faisaient à partir, en limites d'une barrière montagneuse... Le Cabaliros fut pour moi, un certain temps un bout d'un monde, du moins d'un pays. Après il y eut l'Espagne....

Préparez-vous à quelques surprises pour cette de semaine de juillet

Bien à vous, JB.

rendez-vous sur mon blog : à partir de mai j' y ferais des annonces sur le projet, sa conduite...etc.

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27 avril 2012

jacques brianti... le 19 avril 2012, journée pluvieuse et tristounette!

 

Lettre aux amis, et plus....

 

Pour ceux qui ont déjà été informé de l'initiative concernant ce nouveau projet; ultime opus sur le voyage:« Logeons, longeons frontières »,mais également à l'attention de ceux qui n'ont pas eu l'information. Difficile de nouer le lien qui pourrait créer la rencontre avec l'inconnu élargir le cercle est une tentation... Alors j'utilise mon blog pour renouveler l'invitation et l'ouvrir davantage à la proposition de s'associer à cette démarche, qui dans la forme sera la dernière du genre.!!! Projet qui bénéficie d'un intérêt certain, si j'en juge les premiers retours,du moins par l'intérêt révélé des contenus qui y sont développés. Lesquels se précisent et me sont de plus en plus évidents.

Les premières ébauches, premiers dessins, gravures, esquisses existent déjà, et les chemins se font au fur et à mesure. Les récits s'amoncellent et les choix s'organisent. Complexité à les maîtriser en amont, mais assez excitants à les appréhender. Je pense être en mesure de préciser tout cela prochainement.

Dans cette période compliquée ou chacun reste un peu en réserve, en attente, il est moins aisé de communiquer sur son propre travail. Encore plus sur la présence artistique. Je mets à profit cette période pour amasser toute cette nécessaire iconographie pour être prêt le moment venu à opérer avec plus de détermination.

Je profite de ce court message informatif pour réitérer l'offre de souscription faite il y a quelques temps... (pour ceux qui ne l'auraient pas reçu....), les fameuses listes sont parfois difficiles à «gérer » comme l'on dit. Des fois il y a ( /il y aura des doublons...! Alors pour ceux qui auraient déjà reçu le message je m'excuse de revenir sur ce point et ces choses matérielles, sans lesquelles cependant les projets de cette nature auraient du mal à exister, sans les soutiens dont j'ai pu bénéficier au fil des ans.

J'ai évoqué en amont du projet qu'il me sera agréable et voire de quelques nécessités de formuler auprès d'amis interressés, les avancées..., les aléas..., les surprises..., les découvertes...,mais aussi des avis..., des apports..., et bien sûr du débat, sur l'idée de frontière... vaste sujet! En bref, le projet dans sa conduite, son processus de construction, il y a quelques rendez-vous pour évoquer cela en dehors de occasions et autres opportunités de brèves rencontres et correspondances.

Cependant, dès à présent notez le W.E. du 6 et 7 juillet, un jour anniversaire (le mien, juste décalé...). J'invite à une rencontre surprise, un ami, un poète, faiseur de livres, il séjournera quelques jours chez moi, et « déballera son fonds foisonnant » dans notre jardin...( présence /non assurée/ des dernières cerises! ) nous aurons l'occasion de préciser la tenue de ces journées, poésie, livres ivres, livre fait de mains et d'inventivités.

Sous les ombrages, nous pourrons consulter ce fonds, riche et généreux, je vous en dirais davantage très prochainement. Préparez-vous.

Bien à vous, JB.

BON DE SOUSCRIPTION

contribution au Projet: « Logeons, longeons les frontières »

 

Je soussigné(e) Mme, Mr,

adresse:

tél./ email:

 

décide d'acquérir une souscription de.............../..../ 300 euros

/.../ 750 euros

/.../ 1500 euros

/.../ 3000 euros

/.../ au comptant, ou /.../ en plusieurs versements

 

donnant droit à la cession d'une œuvre devant figurer dans le prochain opus, de la trilogie sur le voyage. Cette nouvelle création portera le titre générique de :

« Logeons, longeons les frontières »

 

(après la création du « Progestativetivetivetivetive,voyage à Pontormo », présentée à Florence et Toulouse; des « Peintres du ciel, peintres des utopies » présentée à l'Escaladieu, à Mâcon, et à Presov (en Slovaquie Orientale), et son prolongement de « Voyage de mémoire (s) » présentée aux Jacobins à Toulouse et en possible diffusion à Bologna, Lyon et Collioure (contacts en cours)......................................................................................

 

 

Paiement à l'ordre de Jacques Brianti -

 

le projet écrit (10 pages env.) est disponible sur www.jacquesbrianti.canalblog.com

ou sur demande par retour. Jacques Brianti, 45 avenue de la Mongie 65200 Pouzac

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12 février 2012

Logeons longeons les frontières

SDC10871

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27 janvier 2012

PROJET Logeons les frontières VOYAGES longeons les frontières

Préambule

            Dans les années 1985/90, j'ai entrepris un opus important dont le titre générique était : « Voyage à Pontormo ». Pour la première fois le mot voyage est apparu dans ma manière. Il s'agissait pour moi après des années très agitées, où l'exercice de vie était fondé sur des pratiques variées, du militantisme politique (qui m'a même amené à assumer un mandat électif) et bien d'autres responsabilités, pas seulement dans l'action culturelle. Le moment était venu de juger de ma soit-disant « dispersion » et de ses méfaits. Dispersion pour certains, troublés par cet activisme, qui devait forcément entraîner le désordre et la confusion dans ma trace d'artiste...

            Des amis se risquaient à me le dire.. d'autres l'appréhendaient. Bref, beaucoup d'à-priori et de doutes dans les cercles non rapprochés. Pour les tenants de la critique et de la parole instruite, les choses étaient nettement plus tranchées, donc faciles, j'étais la Confusion incarnée. Tellement dite ou sous entendue, qu'il m'arriva même, non pour m'en défendre, mais bien pour en sourire, d'avancer à claire voix pour dire que c'était là un courant artistique possible : j'ai eu envie de créer l'Association des « peintres de la confusion ». Mais, ma décision d'alors, de me retirer de toute organisation m'en empêcha !

            ...Donc ce travail engagé, avait eu comme point de départ, de me confronter avec une œuvre, celle du peintre toscan et sa manière : le Pontormo. Il faut dire que nous traversions une période dans laquelle les artistes étaient interpellés sur les modes de financement de leur projets artistiques, et la recherche des moyens pour les accomplir. Période où les séminaires succédaient à des conclaves et assemblées savantes, des fois elles étaient générales..., mais aussi confidentielles, sur le thème du mécénat, etc, etc... Giscard d'Estaing avait ouvert le débat, aide de l'Institution selon les acquis qu'aurait par exemple, ou devrait avoir l'artiste avec une contribution d'un privé.... entre autres. Les quotas : tant d'argent privé = tant d'argent public... Puis il y a eu la période (brève) de l'ouverture faite dans les ors du ministère Lang. Un délire de propositions. J'ai avec d'autres, « contribué ». À Paris, en Région, avec les culturels, avec les entreprises, les CCI et tutti quanti... Puis est venue cette nécessité de savoir si je ne m'étais pas perdu dans ces méandres « bavardeux », fatigants et parfois stériles ! Je crois surtout avoir eu une idée plus juste des « pas perdus » !         

....................Et j'ai donc voulu faire le point................................                            

            ...De mes savoir faire certes, mais à ce sujet j'avais un certain nombre de repères qui m'avaient aidé à me positionner. Pas d'inquiétude métaphysique. J'avais quand même à mon actif quelques expériences et autres confrontations avec des publics variés. Je ne citerai pas ce passé antérieur aux années 1985/89. Il existe suffisamment de documents sur ces périodes, en particulier une monographie (Sylvio Brianti : « Jacques Brianti, l'œuvre funambule », éd. Atlantica )

            ...1989, année où je décidais donc de prendre du recul. Et d'une manière radicale me donner l'atelier comme seul lieu d'exercice ! Pour ce faire et m'aider à cette rupture, le prétexte était trouvé. En premier, m'éloigner de ces contingences militantes pour prendre mesure de mon taux d'usure et de l'érosion de ma capacité à donner dans ces domaines multiples. Avec pour corollaire naturel : tenter de prendre la mesure du travail artistique effectué dans ces années de feu (aujourd'hui, je peux l'écrire, ces années m'ont bien nourri l'esprit !) Et peut-être l'idée que j'avais qu'une possible stérilité me gagnait... Bref, nécessité d'être seul. Sans cependant m'éloigner de certaines exigences ancrées dans ma vie. Et d'aller par la preuve ou l'épreuve acter un bilan et avancer.

            ...Le prétexte du choix métaphorique, d'un voyage dans une œuvre était la possibilité d'une part de mettre des barrières sécurisantes, d'utiliser un parti pris, une méthode. Le premier texte produit, à l'époque, était  de l'ordre d'un questionnement sur l'espace de liberté qui était accordé à l'artiste, ou gagné par la force, plus encore par le compromis, mais surtout par quelques détournements des codes...dans unepériode ou le mécénat avait atteint son paroxysme...: La Renaissance.

            ...Cette manière d'établir un lien avec le peintre Pontormo, exemple fort de la soumission au mécène, mais qui a su utiliser les espaces fragiles qui lui étaient offerts, pour se frayer un chemin en quelques libertés. Ce fut très bien compris par les édiles florentins à qui j'avais proposé ce défi. Je m'inscrivais par « ce jeu » dans la logique même des préconisations qui étaient conseillées alors, aux artistes...  Avec une seule différence d'importance, qui était que je bâtissais un projet personnel de création. Les encouragements de Daniel Arasse, historien d'art et directeur alors, de l'Institut Français de Florence, et la complicité d'un conservateur toulousain en la personne de Denis Milhaud, ont fait le reste. Il est maintenant établi que j'ai été, en quelque sorte, commanditaire de mon propre travail... mais aussi « agent » pour ramasser les fonds nécessaires.                                                                                       

            ...Pour ma part ce furent les premières subventions publiques (et aides privées) accordées comme aide à un projet de peinture...!

À partir d'un projet écrit... Ce projet, comme les autres par la suite, ayant été écrit en amont. La sinopia originelle avait pris corps sous forme de synopsis...! Maintenant j'en parle à l'aise, mais à l'époque si il y avait un semblant de construction, une tentative d'élaboration, j'avais du mal à conceptualiser... (dirions nous aujourd'hui !). Cela pour la forme, pour le fond nommant le voyage, le choix du Pontormo ne vint pas du seul fait que ce nom évoque une ville (son lieu de naissance ). Cependant cela aidait considérablement à inscrire ce projet métaphoriquement ! « J'avoue que, ici en France, j'aurais du mal à m'appeler Agen.. ». « Brianti le d'Agen »...

 

Ce projet a eu un déclencheur

Il faut un début, parfois anecdotique ! Alors ce fut donc un jour d'exercice et de représentation politique....

            ...en attente d'une réunion au Sénat, ou j'étais convié, j'ai découvert dans une librairie de proximité, un ouvrage traitant du journal intime de ce J. Carucci, dit le Pontormo (éditions Macula). Je dois dire que j'ai un souvenir inoubliable du confort des fauteuils de ces salles de réunion de notre « deuxième Chambre ». En cherchant dans mes agendas de l'époque, je pourrais confirmer que ce jour là, c'était le Sieur d'Ornano, ou sa femme qui conférait sur des textes liés à ces économies dites touristiques et bien sûr, porteuses d'avenir. Je crois ne pas être en difficulté de mémoire. Mais si je me souviens en particulier de cet après-midi là, ce n'était pas les effets de manches des sénateurs et ministres en piste alors, qui décidèrent de l'importance que je donnerai à cette séance. Mais bien le confort de lecture qui fut le mien, et qui facilita la « dévoration » de cet opuscule illustré, au demeurant d'aspect indigeste, fort documenté et savant. Et qui éveilla ma curiosité sur le personnage. Le soir dans la « palombe bleue » qui ramenait tous les missionés (le jacobinisme était encore une valeur forte...) politiques, syndicalistes, et autres figures, vers leurs provinces lointaines, en ce qui me concerne les Pyrénées, (que certains voulurent un temps sauvages ). Du soir et de nuit je repris cette lecture. Les dès étaient jetés. Pontormo serait  /mon, /un maître pour moi.

Je sus par la suite qu'il fut un prétexte, un sparring-partner !...

            ...Je ne développerai pas davantage sur la personnalité du Pontormo. je me suis déjà suffisamment exprimé à travers quelques textes, pour expliciter ce choix. La complexité de cet être, son positionnement dans « son histoire contemporaine », son rapport aux mécènes, surtout la sublime beauté de certaines de ses peintures... J'ai produit cet opus, qui m'a occupé plusieurs années, et qui a fait l'objet de deux expositions à Toulouse et Florence. (Films, dont un réalisé par Raoul Sangla, critiques et catalogues existent).

            ...Ne retenant qu'un point fort de cette aventure picturale et totalement intime : que cette création m'a permis de réaliser dans ces années là, une sorte de rétrospective, et si j'en été le maître d'œuvre, en langage « résolument contemporain », j'en fus également le curator !... Rétrospective faite sans aligner des œuvres déjà réalisées, mais en me nourrissant de tout ce passé peint (et sculpté), l'utilisant sans vergogne, restituant des morceaux, en en recréant d'autres etc... « Brianti se servant de, et pillant Brianti », celui qui avait peint précédemment ( dans la confusion)...

Une sorte de mise à plat, scénographiée de mes « savoir faire ».

            ...L'essentiel fut la prise en compte du voyage dans une œuvre, tout le long, en travers, et par delà. Cette idée allait m'aider à construire d'autres itinéraires et me permettre d'aboutir à ce que je nommais alors une trilogie, sans trop savoir, je pressentais d'évidence seulement, une possible suite.... ces suites que je nomme maintenant comme étant décennales !                                                                                                         

Projet à suivre...                                                                         

Donc une décennie s'achève par une exposition plus aboutie, aux Jacobins de Toulouse.

         ...Et me permet d'évoquer ces Mémoires de voyage (s) qui ont  trouvé ses prémices dans le titre originel des «peintres du ciel, peintres des utopies », série peinte à l'issue d'un voyage et d'un séjour dans la Parme paternelle.

Naturellement cette rencontre allait m'amener à revisiter un itinéraire déjà effectué dans ce croissant baroque européen. De Naples à Dresde et de Naples à Séville.

............Un parti pris comme un autre ?

Pas tant que ça !.........................

            ...Car ce parcours dans ces lignes baroques européennes et ses dérives mexicaines, allait prendre la forme d'un  Voyage dans une géographie, dans un temps de l'histoire de l'art, le baroque succédant logiquement au  voyage dans ce maniérisme toscan, dont le Maître fut Pontormo.

            ...Mais également Voyage dans l'Histoire, celle en particulier de l'Europe ensanglantée. Ce volet devant prendre une place importante dans l'ensemble. Et enfin Voyage dans mes mémoires paternelles de l'exil, et maternelles de gascon / à l'Espagne...

Un texte de Alem Surre Garcia résume ou donne une direction de mes possibles dans ce processus. Et qui peut être complété  aujourd'hui-hui par la lecture du catalogue, publié par la Mairie de Toulouse.

            ...Ce long préambule, est une mise à plat de ces exercices réalisés ces dernières années, et me permet de qualifier ces stratégies et m'amène à définir les contours de mon futur travail. De ma méthode certes (!). Et me projette naturellement vers la prochaine création, qui va être l'objet principal de ce texte

            ...Avec l'obligation de trouver des partenaires, ce qui m'amène naturellement à rendre inéluctables, ces frémissements et désirs encore mal assurés pour aller explorer d'autres territoires. Avant, il y a eu un certain nombre de courriers plus personnels, adressés à des  personnalité diverses, pas forcément connues de moi. Ces lettres ont été des des exercices auprès de partenaires potentiels. Avec des retours ou pas... Peu importe, l'essentiel étant que je trouve ma route.

            La mise en scénographie de ce dernier opus, dans le site Conventuel des Jacobins à Toulouse, m'a permis de mettre ce travail en distance et d'en tirer quelques leçons. Entre temps il y eu deux voyages consécutifs qui m'ont alerté et incité à réfléchir à un continuum. Et à établir en urgence la suite et fin de cette trilogie.

 

Nouveau Projet... Avant-projet...

...Logeons.../...longeons les frontières.....!

dessin frontières

         ...Les impressions vécues dans un dernier voyage en travers de l'Europe, qui nous fit « déambuler » en Slovénie/Hongrie avec un séjour prolongé en Slovaquie Orientale en partie, et plus au sud par la suite, avec une incursion en Autriche et un séjour en Italie. Parcours, itinéraire, provoqué pour les besoins du tournage d'un documentaire, dont le titre générique est « Brianti voyage sans son atelier » (film en cours de montage). Le simple fait d'avoir été obligé de disserter sur ma manière de voyager, m'a aussi conduit à revoir des sites, des passages, qui ont connu ces dernières décennies des bouleversements importants. Il est aisé de dire présentement, que nous ne franchissons pas les frontières européennes de la même façon. Les choses ont changé...!

            ...Me fondant sur ce constat de disparition de tout signe d'identification de ce que l'on appelait « frontière ». L'objet de ces premières considérations n'est pas de dire si c'est un bien ou un mal. Et d'exprimer à priori des quelconques regrets...Mais l'idée serait de « mener voyage » en quête de signes restants, et en faire un travail d'essence strictement pictural... Trame picturale qui devrait me servir à finaliser ce travail, par une exposition qui sera montrée dans des lieux et villes (déjà cherchées…), et par un ouvrage de type  « livre » (un éditeur étant intéressé). Avec toutes les dérives que je m'autorise dans ce parcours à venir. Me référant à la série qui a été présente dans l'exposition Mémoires de voyage (s), « les Balkans en abîme », série qui ouvre une piste de possibles. De « l'éloge à la frontière ».... de Régis Debray, je verrai... je dis    «Logée la frontière ! »... Une autre manière de préhension de ce sujet sûrement jouable plastiquement. Ce que j'ai capté dans ces traverses récentes, hésitantes, non balisées, me donne envie de creuser ce questionnement, né de ces constats. J'ai déjà des repères physiques, géographiques. Ce qui pourrait m'intéresser et me permettre de faire sinon œuvre, du moins témoignage, se situe bien au-delà de la disparition, de l'effacement de tous ces signes qui faisaient frontières ! Nous avons franchi le Danube, fleuve frontalier par excellence sans savoir que d'une rive à l'autre nous étions dans une autre langue, culture etc.

            ...Ces premières pages m'ont permis d'établir un schéma pour un travail à venir, faisant suite aux opus précédents. Il est clair qu'il m' est facile d'être plus loquace sur le travail fait, que sur le travail à faire... Il serait trop aisé de considérer cette proposition de plongée dans cette quête des passages qui se bornerait simplement à l'identification de ce que furent les limites territoriales, les confins d'États, etc. Et de se contenter d'en effectuer un simple inventaire.

Il est d'évidence que cela n'aurait que valeur documentaire, voire d'un constat savant...

            L'objet de ce parcours à venir, est d'aller « collecter » dans les périphéries de ces traces encore lisibles ou suggérées. Pour me permettre ultérieurement d'établir une mise en forme picturale. Puisqu'il s'agit avant tout de cela. Cette recherche préalable d'une iconographie qui sera mienne, doit m'aider à déplacer, développer l'imaginaire. Cette manière de faire, va fixer de fait, l'impossibilité de dresser l'échographie du projet!!! Et heureusement que l'improbable existera dans une telle démarche.

            ...Pour le moment mes investigations sont fondées sur des souvenirs de voyages, de connaissances livresques, de romans, de faits avérés. Mais aussi de lectures en cours, dont je ne vais pas établir une liste. Lectures ne relevant plus du hasard.

Puis il y a l'approche de parcours possibles. Ne pas embrasser trop large, et se disperser. Aller aussi vers quelques envies de découvertes. Se rapprocher de quelques passeurs potentiels, la liste s'est déjà  étoffée. Et me permet de dresser une intention d'itinéraires. Itinéraires qui confirment des tracés déjà évoqués. Avec quelques présences plus affirmées (l'Albanie …). Cette évidence m'a amené à tenter de mettre en mémoire certains sites. Je pense pour l'exemple, à cette notion de ce que nous appelons tout au long de la chaîne pyrénéenne : les « ports ».                                                                         

           Il y aura une première phase de recherche d'indices et témoignages. Qui devrait porter sur trois itinéraires européens.

Un proche et première partie du voyage (plus ou du moins maîtrisé  par moi) : les Pyrénées. Et un « Sud extrême de l'Europe », les Canaries, territoire que j'ai déjà approché.

...Le deuxième : le Nord avec quelques repères. Et en fin, l'Europe Centrale, avec une ligne fédératrice (pour l'imaginaire...!) : le Danube, et l'approche que j'ai pu en faire....

            Étant en recherche de moyens pour accomplir ces périples afin de revoir pour compléter, mais aussi chercher à enrichir une iconographie personnelle, seule condition incontournable qui me permettra au final de déterminer le travail à venir. Et qui fera œuvre.

            Ce texte, aujourd'hui, me permet de mettre au point une stratégie et de quantifier ce futur  projet dans le fond et la forme. Il m'oblige déjà à définir les contours de mon travail et des recherches nécessaires en amont.. Et dès à présent, l'obligation de trouver des partenaires potentiels. Cette quête me mettant dans l'urgence de préciser les parcours retenus. Qui connaîtront forcément des modifications au fil de mes investigations.

            Mon premier souci est de récupérer des fonds pour m'aider à aboutir ce projet. Dont la finalité sera une mise en forme de l'ensemble de ces parcours en toute picturalité cela va de soi. Avec comme corollaire naturel une mise en scénographie d'une exposition qui se voudra itinérante. Mais de travailler aussi avec l'idée de produire, concevoir un livre. À ce sujet, je reprécise qu'il y a un éditeur intéressé.

            ...La prise de risque est réelle en ce qui me concerne. Cela ne sera pas une première... Mais si je mesure les actions antérieures, je peux affirmer qu'il y a eu en la matière des réussites. Parfois des revers, avatars qui font parti de ce genre d'initiative que je nomme « initiative d'artiste », et qui me paraît être d'évidence... Aussi pour maîtriser cet exercice, je fais appel, outre à des fonds propres, aux aides à la création dans la forme traditionnelle auprès des Institutions publiques et privées. Et je vais renouveler une formule qui m'avait réussie pour le « Voyage à Pontormo », en ouvrant une souscription auprès de collectionneurs et amis. (à charge de restituer pour la valeur souscrite etc...)

            Je suis donc en mesure de fixer ces moyens nécessaires pour couvrir cette première phase, qui sera la captation de tous ces éléments (à découvrir). Lesquels seront le ferment, la matière première qui m'amènera à développer picturalement, plastiquement ce parcours et ces lignes flottantes de nos territoires. Deuxième phase : l'atelier. Et enfin la recherche de lieux de mostration.

            ...Ne pas se tromper, les barrières physiques tombées ne sont pas un mal. Cet effacement des signes, des passages, n'a pas valeur, au final de création d'une patrie unique. Le futur n'est pas facile à préciser... Les particularismes quand ils génèrent des diversités culturelles sont à souligner, raviver parfois, dans des formes à inventer. Je vais essayer de réagir, de peindre, construire une picturalité appropriée qui sera forcément personnelle et de parti pris. Est-ce possible ? À suivre...

 

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21 octobre 2011

Lettre d'invitation

 Jacques Brianti 45 Avenue de la Mongie 65200 Pouzac - 09 64 47 77 92, 06 85 22 96 38 

 Je ne pense pas être en mesure de monter une exposition de proximité dans les prochains mois. Des projets sont en cours d'élaboration, mais il est prématuré d'en parler. L'on est toujours dans des longues durées, un lieu, des gens motivés pour vous recevoir, des moyens, tout cela reste aléatoire et compliqué. Patience et entêtement sont nécessaires.... Cependant comment faire pour garder contacts? En achevant la mise en forme de ce prochain opus « logeons les frontières » que j'évoque longuement dans la pièce jointe, je réalise qu'il s'agit d'une dizaine de pages... à imprimer, à mettre sous enveloppe etc.

Et il me vient cette idée de prévoir deux W.E. ce mois de novembre. « Fins de semaines » où je recevrai les amis, amateurs susceptibles de s'intéresser à ce projet. Et je serais en situation de remettre à chacun un exemplaire sur papier. Cela à l'atelier « dans son jus »... Outre le plaisir d'approfondir cette intention de création à venir, il y aura à voir....Je pense notamment au bon nombre de personnes qui m'ont interpellé après cette émission télévisée où les quelques images de ce lieu ont provoqué chez certains une forte (et saine curiosité...) Je suis entrain de mettre un terme à une importante série, autour de ce que j'appelle (pour être « in »? ) : « fashion et autres manières de mode/modèle... » je n'ai pas encore trouver de titre générique pour cet ensemble, encore en phase évolutive, alors peut-être qu'en la mettant à vue, je pourrai, par vos regards et commentaires être en mesure de trancher sur ce point! Et puis dans la tradition de ces « fins de semaines » nous déborderons du sujet, il y a matière. Comme d'habitude.

Je propose donc de vous recevoir les vendredi 11, samedi 12, dimanche 13, mais aussi samedi 19, dimanche 20 novembre.

Cet hiver je pense être relativement présent et comme à l'accoutumé, pour les habitués de l'atelier, et les autres ( nouveaux! ) il suffit d'un appel téléphonique... nous prendrons le temps de faire « salon d'hiver ».

 

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LE 2 OCTOBRE 2011

Cher Ami(e)
Chers Amis,

Octobre 2011 est un mois qui s'annonce étrange, un des cerisiers devant mon atelier est en fleurs, j'avais bien noté, que bizarrement il avait perdu ses feuilles en juin. Effet de « la crise », puisque'il est de mode de tout lui coller, à la crise... Hum, là j'exagère un peu, mais il faut bien un commencement à mon histoire, et pendant que l'on parle des fleurs l'on ne parle pas de la crise. Cependant je ne peux l'ignorer, la crise, et j'ai bien perçu que l'on me sourit parfois (discrètement certes ) quand j'évoque que le lancement ou la mise en oeuvre de mon futur opus est imminent.

- Mais enfin comment tu vas faire pour ramasser les fonds qui te sont nécessaires pour avancer dans ce projet! ... alors que la crise est là!

- Hello réponds-je..., « éponge » ! ce n'est pas comme cela qu'il faut faire! Il faut aller de l'avant, tenter, oser, ne pas se... bref je vais pas vous le faire et refaire! Une journée devant la télé (bon courage), et les quelques dizaines de perroquets qui ont le privilège de l'usage de la parole en boucle, vous ont, nous ont asséné leurs vérités proférées, sur le chaos qui se prépare, agents zélés, installateurs en peurs basiques, ils déblaient le terrain pensant qu' un peuple apeuré est un peuple soumis....

Alors donc artistes rentrez vos cartons, enterrez vos projets, on verra par la suite... Pour moi c'est évidemment tout vu ! Ce jour est un bon jour car je parachève ce synopsis, qui a été ma manière de faire depuis quelques décennies. Et je décide de me mettre à l'ouvrage, du moins sur cet ouvrage !

Et Bonjour ! « ce bon jour » du 2 octobre 2011.

Ce dimanche il y a eu la mise en fabrication d'une première peinture, elle s'avère compliquée. Un panoramique pyrénéen, vaguement « mont perdu », l'évocation de ces territoires sans appartenance, les arpents de terre, de Franz Schrader, nous aurons l'occasion d'en reparler. J'attribue généreusement ces arpents à la future république des ours... affaire à suivre. Franco Mioni, ami journaliste italien la semaine dernière, en visite dans mes ateliers, avait évoqué ces arpents non attribués entre l'Autriche et l'Italie, « La terra di nessuno » je savais que cela existait, nous nous sommes promis d'en reparler...Ce sera le titre de l'oeuvre en cours, et annonce un parti pris de travail sur ce thème des frontières. Le processus est engagé, mais il y aura des retours en arrière, des ratures, des effacements etc.

Il y eut un repas familial, et hélas pour mes proches, déjà ou encore des bribes de récits pour cette nouvelle aventure qui démarre. En fin d'après-midi je me suis déplacé vers St Sever de Rustan pour un concert donné par l'ensemble Baroque de Toulouse, sous la direction inventive de Michel Brun. En rentrant, j'ai réalisé que je lui avait narré mon projet en cours, et cela en quelques minutes, le temps de la dégustation d'un Kir à la violette, à d'autres aussi, puis en passant à Séméac ce fut pareil à l'ami Jean-Louis. Cette manie de raconter une aventure picturale en train de se faire... Il faut dire qu'il y a eu un amont durant lequel je ne me suis pas privé non plus « d'oralité » sur le sujet. En résumé, j'ai toujours construit ces opus par « l'oralité », construction pas toujours préétablie, c'est bien souvent dans la parole et par l'écoute des autres que je finis par trouver les pistes. Après, tous ces récits croisés, il m'appartient de les activer et voir ce qui sera pictural ou pas, et quelle forme sera la plus propice. Ceci écrit pour le besoin de justification de ce courrier. Et cela reste une appréhension un tantinet aléatoire de ma manière de pratiquer. Ce synopsis du projet, je vais essayer de le transmettre dans les temps à venir à bon nombre de personnes qui m'ont entendu dans ce que je pourrais appeler mon échauffement... puis au fur et à mesure, et contrairement aux autres opus, je vais tenter d'écrire ou décrire les oeuvres en cours, je n'oublie pas qu'in fine, outre une exposition, il y aura sûrement un livre... Ainsi donc vous avez la possibilité de lire ce texte (10 pages). Soit par envoi (en pièce jointe à la demande) ou dans des conditions autres. Voir texte invitation.

Le projet doit s'enrichir,les retours et réactions diverses sont souhaités...

Et bien sûr je suis en quête du nerf de la guerre.../ mécénat,/ sponsoring,/ appui de quelques institutions... et j'ai ajouté contribution possible d'amis, amateurs, collectionneurs, sous forme de participation type souscription (expérience pratiquée avec réussite pour le « Voyage à Pontormo ), conditions à préciser directement...

LE PROJET "Logeons longeons les frontières" à lire en PDF : ultime_voyage__fin_de_la_trilogie_1_

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25 août 2011

Retour d'Italie, juillet 2011

  Je viens de présenter un ensemble de travaux sur papiers, des années 64/74, ils avaient figuré dans une exposition montée en Belgique et en France en 2006.

   

   En y juxtaposant (depuis deux ou trois ans j'aime bien ces confrontes d'oeuvres anciennes et récentes. La donation faite à la Ville de Bagnères a sûrement provoqué cet exercice...) quelques collages et dessins/ peintures de séries en cours, au titre provisoire : « fashion,manière de modes ». Ensemble de travaux que je compte bien compléter durant l'été et que j'espère pouvoir montrer durant l'année à venir... (trouver un lieu, une ville... etc.!). Donc la reprise a déjà eu lieu. Cette exposition en Italie à la Fondation Ca' la Ghironda, (voir texte de son Dir. Prof. V. Spampinato) située dans les « colli bolognesi », endroit magique que je vous conseille de visiter lors de vos déplacements dans la Région... J'ai laissé le soin à mon ami Franco Mioni, de véhiculer durant l'hiver une partie de ces  oeuvres dans ces « agritourismes » si particuliers à l'Italie. Un itinéraire est à l'étude. Critique, journaliste gastronomique et oenologue confirmé, j'ai espoir de voir, à son initiative, ces dessins et peintures sur papier se promener un peu dans la « piannura », pays que j'affectionne particulièrement. Autre manière d'aller au devant de nouveaux publics... Et ce delta que je revisite avec attention et avec plaisir, territoire d'apparence peu spectaculaire, avec ses cultures bien rangées, savamment humidifiées. J'aime bien les « écluses », cela relève d'un savoir ancien. Il y a quelques années, j'avais « stagé » dans le secteur, et l'on m'avait initié à tout ce système mis en place dans le delta... J'ai tout oublié, sauf que quand je passe en travers de ce pays je sais qu'il y a du génie humain dans tous ces méandres du  Po (en deux lettres: fleuve italien...) vers l'Adriatique.

  

   Adriatique parlons en, puisque j'ai tangenté la « Biennale de..., à Venise »! j'écris tangenté car je n'ai pas eu l'occasion ou le temps de tout voir. Mais aujourd'hui, je me pose la question de savoir si j'aurais vraiment eu envie de tout voir. Tant il m'est apparu en visitant les premiers pavillons que j'allais de répétitions en répétitions, c'était l'école de B.A., (celle que j'ai fréquentée ponctuellement il y a quelques temps, voir textes précédents). En plus grand, des oeuvres plus  abouties... avec plus de moyens comme l'on dit...  j'avais déjà vu dans des lieux excentrés quelques « mostre », dont celle de  Jan Fabre, sa pietà et son beau catalogue le montrant auprès d'exécutants à Carrare..., et vlan! je rentre dans le pavillon coréen ( ? ) et je trouve la même pietà en celluloïd... la dame est à la mode cette année ! Avant ou après, je ne sais plus, j'avais vu une expo de « Singapour » est « esse » celle du « Future Pass_ From Asia to the World? ou celle, peut-être du Venuzela ? Pas celle de l'Uruguay, il n'y avait, autant que je me souvienne qu'une vidéo et une photo digitale... un bout d'étoffe, lainage, avec texte en surimpression ? Et d'autres encore, excusez, je « menmèle »... Ma première réaction fut de considérer que les enfants, petits enfants ( ? ) de Mao, de Staline des pays émergents, enfin que le monde entier de la création résolument contemporaine revisitait le monde de Mickey... !

 

   Pas nouveau direz-vous? Certes, ça court et à cours, et accourt en la cour de Versailles ! On nous avait depuis quelques lustres déjà, sensibilisé à cette pandémie. Nous étions averti, mais je ne pensais pas que l'épidémie était si importante et massive. Une super Bachelot dans tous les ministères de la culture du monde entier ne suffirait pas à endiguer cette frénésie... cette tendance. Marqueur infaillible du nouvel Etat du Monde! bof...,  beauf avez-vous envie de dire ? Rappel : moi je ne prétends pas trancher dans ce débat, il m'intéresse accessoirement, il est de bon ton d'en causer, de décennie en décennie il y a des variantes, des retouches à faire, cela suppose un formation permanente, il y a des lieux pour ça, ça anime des fins de repas...A part ça, je veux bien croire que la Biennale est une fête et que les nouvelles images relèguent la peinture aux oubliettes...( article de Bernard Genies N. Obs.). Venise sut être grave, elle fut  futile aussi, donc de ce point de vue elle est la bonne ville pour éponger ces paradoxes. A part quelques journaux italiens feuilletés distraitement, j'avais décidé de ne pas trop m'informer durant ce mois. Depuis deux jours, je fais du rattrapage... dans le désordre et consulte en priorité mes journaux « d'abonné ». Faites donc l'expérience et vous verrez combien les choses vont vite et se contredisent  facilement. Par exemple l'affaire DSK. Il y a des rédacteurs et journalistes qui devraient faire preuve de modestie...  Mais cela n'est pas le sujet. (En ce qui me concerne en tout cas. Je n'ai aucune désespérance, n'ayant jamais cru aux  « guides de la nation », et à l'Homme Superman, l'affaire n'a pas lieu de me préoccuper).

 

   Revenant au sujet, j'ai lu des commentaires sur la Biennale, le dernier était celui donc de B.G. dans l'Obs. Il a aimé, ou il semble content de ce qu'il a vu (notamment sur l'écrasement de la peinture...) pourquoi pas. Moi aussi je me suis intéressé à l'oeuvre de Boltanski, la seule qui m'ait vraiment séduite. Donc n'allez pas croire que je jette le bébé avec l'eau du bain... je reste bon public. J'ai aimé des pavillons...ou du moins leur contenu. Pourquoi cette appellation qui renvoie tant au drapeau. La mondialisation de l'art n'aura besoin (dans un court délai selon les oracles inspirés) que d'un drapeau, (l’effet papillon s'est déjà manifesté...!) et il m'a semblé déjà flotter par dessus « l'arsenale » en passant par les « giardini ».

Ce texte est un peu haché, essayons de vanner ! c'est tendance « Venise c'est papier maché...( les masques/tombes ).

 

   J'ai appris que F. Baroin a failli ne pas être nommé Super Ministre au motif qu 'il ne maîtrisait pas l'anglais. J'ai un point commun avec lui (avec un différentiel sûrement plus que négatif..). Aussi je me suis posé une question : si je pratiquais la langue anglaise aurais je plus de commodité pour absorber ces excès de Mickey ? Ce public de Venise  fait d'initiés intras muros, de curators du monde entier, de passants accrochés ou pas, de visiteurs aisés ou pas (Venise est chère...). Comme à mon habitude je me suis mêlé à des groupes, par curiosité, pour en savoir un peu plus. Cinq expositions (au compteur oserais je dire) dans cette Cité. Mais surtout je me suis souvenu de « l'installation »  (installation, mot que j'ai du mal a employé, je crois avoir développer antérieurement sur ce thème) que j'avais réalisée l'été 2002 à Cannareggio, salle S. Leonardo (blason de corps, manières de corps) avec l'aide d'un galeriste ami, aujourd'hui décédé, et de quelques associations, un groupement d'hôteliers vénitiens et des partenaires institutionnels, (ville et province de Venise). Des membres de la Biennale, section Italie m'avaient facilité la diffusion de cet événement en interne, la vingtaine de mille visiteurs qui avait fréquenté ce lieu était un étrange mélange et révélateur de ces publics qui résident ou transitent dans la Cité. Dont pour une partie non négligeable, avait une grande capacité de passer aisément de la Biennale à d'autres confrontations artistiques y compris bien sur à ce que je nommerais comme étant rangé dans l'ordre patrimonial… Au fait, je pense à ce couple frôlé dans la galerie Contini regardant les Botero, Adami etc.. et que je croisais le lendemain dans le pavillon du Canada, qui n'était que « peintures » et en suivant, celui de l'Australie. Mêmes attitudes attentionnées, la plongée des regards et l'interrogation que l'on porte sur l'oeuvre n'est pas l'apanage d'une caste. Vaste débat, qui devrait tempérer les ukases dominants!

 

   J'ai eu un peu de nostalgie de cette expérience unique et presque une envie de renouveler une confronte de ce type (!?). Mes amis sont alertés. (il semble que des lieux jusqu'à présent inaccessibles se soient libérés, un coup de foudre pour la Nuova Scuala Grande di Santa Maria della Misericordia ). Avec Massimo B. qui m'avait fortement aidé à cette réalisation, nous avons évoqué cet acte fou mené à la sortie d'un infarct.! Et ces poètes vénitiens qui se réunirent pour m'attribuer le prix « Casanova » au motif de la  « gratuité de mon geste ». Si j'ai le temps un jour j'établirai le tableau de bord de ce que fut cette aventure, de quelques péripéties drôlatiques, de l'attente de la visite d'un Ministre de la Culture à la mèche élégante, qui ne signalait pas sa venue, des affres d'un commissaire sarde (de police et non d'exposition, il faut le préciser !), des régates contestataires de la politique nucléaire de la France, et de mon endettement qui se creusait un peu plus. Massimo, l'autre soir a évoqué la destinée de quelques restes de sculptures oubliées dans la précipitation du retour. (plus de trente cinq mètres cubes... à évacuer, c'est compliqué d'exposer à Venise quand on n'est pas peintre aquarelliste!..., il faut des bateaux, et la crainte de voir une sculpture en cellulose choir dans les eaux. (Dans l’Etang de Berre avec la complicité de l'ami Sangla, qui filma l'évènement... nous avions laisser voguer et se dissoudre des corps/ papiers....)des autorisations de charrier, des horaires à respecter...). Bref, en fin de séjour j'avais consenti à muter un bout de l'expo vers un hall d'hôtel, qui recevait W. Allen et d'autres.

 

   Si j'ai bien compris Massimo, il semble que quelques vénitiens amis ou inconnus aient récolté, qui une jambe, qui une main, un bout de torse, etc... Je faisais alors dans l'éphémère, tout va bien, mais je peux lier cette dispersion improbable de fragments de corps, à celle qui a eu lieu au Mirail, provoquée par l'inconséquence d'un Pdt. d'Universié qui laissa détruire un ensemble de corps sculptés, ceux là, d'une manière pérenne. Tous ces corps fracturés connurent une dispersion un peu rude. En premier,  par un entassement dans un endroit caché du site (j’ai, j'avais des photos à l'époque, je ne les montrais pas, et l'on me mentait effrontément... en me disant que les pièces « malencontreusement déplacées » étaient introuvables!!!! Et puis un jour le tas a disparu, il y eut un libre service dans le quartier, (parait-il). Fort de cela j'ai pu imaginer la présence de ces restes dans les tours de ce quartier... Attention!, précautions à prendre pour les récipiendaires, car au contraire de Venise, ces corps étaient faits de matières rugueuses. Ce voyage à Venise m'a forcé à remonter le temps. Ville tordue, insupportable parfois, et si accrocheuse, j'ai des démangeaisons de la Cité.... Bon je vais me coucher. Je vais réfléchir à un retour, d'autant plus aisé que j'ai entrepris cet été de rendre pérennes les restes de ce travail sur le corps, ensemble qui a été véhiculé à Nice, Toulouse et partiellement dans de nombreux lieux, mon fil rouge à moi...,  Bonsoir  

 

la Ghironda : www.ghironda.it 

Franco Mioni : www.pmborgodelriso.it  / il borgo del riso via Rondanina 12 –

Selva di Molinella – Bo

Venise : Hôtel d'un ami : Hôtel Caprera, Cannnaregio219, 30121 Venezia  info@hotelcaprera.it / www.hotelcaprera.it         

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Jacques Brianti, texte exposition Ca' la Ghironda, été 2011

“Non bisogna giudicare Dio da questo mondo, perché è soltanto uno schizzo che gli è riuscito male” diceva  così, pessimisticamente, Vincent Van Gogh. E certe volte, chi non lo ha veramente pensato, preso dalle costanti tensioni a cui l’uomo contemporaneo è sottoposto. Affrontando la pittura di Jacques Brianti in un primo momento ho creduto che l’artista ponesse una riflessione estetica pessimistica sul mondo, ma, dopo un’attenta riflessione sulle differenti componenti delle sue opere, ho riscontrato che egli non rappresenta una conclusione, non si sofferma sul tema in maniera passiva, ma lo elabora, lo destruttura e lo amalgama mediante un’efficacia gestuale e cromatica vitale e di grande enfasi.

Così, più che condividere la tesi di Van Gogh, oserei dire che il Brianti ci mostra piuttosto a volte il problema, altre volte il quesito altre volte ancora la bellezza del mondo traguardato dalla sua lente di ingrandimento di artista sensibile e dotato, come se l’artista stesso si trovasse lì, sopra tutti, a basculare tra il bene e il male, tra i messaggi commerciali e le mode, tra le malattie e le gioie, sospeso su di un’immaginifica altalena lì per aria, fra le nuvole:  la sua lente, la sua altalena, la sua “finestra sul mondo”.

All’interno della mostra allestita nello Spazio Atelier del Modern Art Museum di Ca’ la Ghironda, possiamo osservare un importante percorso che lega i differenti periodi di produzione artistica di Brianti grazie ad una particolare continuità rappresentata dai materiali più disparati utilizzati spesso in maniera non convenzionale e che dettano una filologia dallo sviluppo costante e profondo. Se tecnicamente l’arte di Brianti poggia su una composizione stilistica legata ai grandi classici dell’arte contemporanea, l’artista reinterpreta in maniera efficace ed originale, proprio dalla sua finestra sul mondo, una visione del contesto sociale dove l’apparenza spesso prevale nei confronti dell’essenza.

Rinnegare la sola apparenza per riappropriarsi dell’etica degli esseri umani è l’appello che lega la poetica di Brianti ai suoi lavori. La figurazione per Brianti sembra così essere l’elemento di attrazione, o meglio di introduzione per una lettura semiotica del nesso intercorrente tra l’opera iconica e l’astrazione con cui poi l’artista ci affascina.

Quindi è una “lotta” fra elementi e cromie, fra segni premonitori ed eventi inquietanti, fra icone intimiste - o di richiamo all’equilibrio naturale e sovrannaturale, talvolta - e altrettante distorte visioni di corpi vagamente apocalittici e scomposti di ispirazione dantesca. Ecco: il ricorrere a corpi, spesso nudi e distorti, così come a colori stridenti, ma accattivanti, da parte del Brianti lanciano spazi di riflessione, di rivisitazione in chiave moderna di tematiche care al mondo in cui viviamo ma altrettanto care, e forse mai insoluti, ai temi posti al centro delle letterature classiche, poi riviste nelle tecniche stilnoviste. La pittura di Brianti, così, viene a comporsi in un’articolazione di sicuro effetto narrativo, oltre che indubbio valore estetico, che coinvolge elementi complessi ed in equilibrio, sospesi tra una stabilità funzionale ed un viaggio astrale, con alto contenuto ritmico e sequenziale.

Grazie alla conoscenza e alla sperimentazione di svariati materiali, Brianti ripercorre efficacemente il nuovo modo di esprimere la pittura in chiave moderna, l’opera d’arte, progettando realtà che assemblano magnificamente la materia e il gesto pittorico in un unico corpo artistico, quasi come se l’artista sentisse l’esigenza di varcare i confini dei limiti canonici dell’arte di maniera per proporre nuove espressioni e orizzonti. Così all’interno della mostra l’osservatore si trova immerso in un magma composito, fra visioni frammentarie ed effimere, e fra ricercate finezze figurativo-estetiche. E’, l’artista Brianti, il narratore del proprio vissuto, un traghettatore, un Ulisse disperso tra i flutti di quel che potrà essere e di quel che invece è stato, il fedele custode, a volte, delle memorie del suo tempo narrando i disagi e le incongruenze della nostra epoca, tra codici e visioni che emergono in maniera virulenta e affascinante.

Che il Brianti ci appaia, così, anche come l’artista della nuova era di comunicazione,  forse. Penso, però, e per di più, che il Brianti sia uno di quei rari artisti che sappiano leggere intimamente, e ognuno con le proprie caratteristiche, il suo tempo; penso con convinzione che sia fra i promotori di una figurazione dall’impatto provocante, subliminale, ammaliatore, in un continua alternanza di situazioni e scenografie in equilibrio fra realtà, coscienza e apparizioni. E potrei concludere che il Brianti è, si, e certamente, un artista di grande tecnica e visione estetica, ma soprattutto - e, viva Iddio, senza il pessimismo di Van Gogh - un profondo “poeta del momento”, un pittore che vive tra pulsioni di delicato amore e ardore di energie vitali che lottano contro le distorsioni e le esasperazioni di una società in cui l’uomo, benché protagonista, si manifesta in tutte le sue contraddizioni.

Vittorio Spampinato

 

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17 juin 2011

Le 24 juin 2011... une date qui compte...

Jacques Brianti

exposition – présentation donation de 200 oeuvres

à la Ville de Bagnères-de-Bigorre

Musée Salies

du 24 juin au 25 septembre 2011

 

Rolland CASTELLS
Conseiller Général
Maire de Bagnères-de-Bigorre

Jean-Bernard Sempastous
Adjoint délégué aux politiques culturelles

Jacques Brianti
Artiste

ont le plaisir de vous convier à l'inauguration de l'exposition organisée dans le cadre de la donation de 200 oeuvres de Jacques Brianti à la ville de Bagnères-de-Bigorre

le vendredi 24 juin, à 17h30,

au Musée Salies de Bagnères-de-Bigorre.

33___Ordizan___Paysages_pertub_s__impressionniste____1981__huile_sur_toile__130_x_97_cm

 

La donation

La donation de Jacques Brianti à la Ville de Bagnères-de-Bigorre représente un peu plus de 200 oeuvres.

80 grands formats, peintures, huiles et acryliques sur toiles, bois et papier, quelques volumes.

Ainsi que 120 oeuvres sur papier de petits et moyens formats : dessins, encres, lavis, gouaches, acryliques. Ces dernières étoffent et complètent le propos des 80 premières.

Cet ensemble s'échelonne dans le temps de 1961 à 2004. Il se veut un choix cohérent et significatif de la chronologie de la production et du parcours de l'artiste sur plus de 40 années. Mais aussi de ses séries et thématiques les plus importantes et singulières.

Cette exposition constitue un très bref extrait de la donation officialisée à cette occasion. La totalité des oeuvres donnée par l'artiste est visible dans l'exposition sur une borne audiovisuelle, mais également sur le site internet de la Ville de Bagnères-de-Bigorre : www.ville-bagneresdebigorre.fr

L’exposition-présentation de la donation Jacques Brianti se déroule dans la grande salle du rez-de-chaussée du Musée Salies.

Horaires d’ouverture du mercredi au dimanche : de 15h à 18h

Musée des Beaux-Arts Salies
Place des Thermes 65200 Bagnères-de-Bigorre / 05 62 91 07 26

Mairie /service communication : 05 62 95 08 05

téléchargez le depliant et le dossier de presse :
depliant_donation_Brianti
dossier_presse

 

Le 24 juin 2011...

une date qui compte...

À l'origine et en prémices de faire don de mon vivant, d'une partie conséquente d'oeuvres à la collectivité de Bagnères-de-Bigorre, je situais cette initiative en ce qui me concerne comme un « acte de vie important ». Intellectuellement, et bien sûr artistiquement.

Je ne m'étendrai pas sur toutes les raisons croisées déjà exprimées qui fondent les motivations qui ont pu conduire cette réflexion longuement réfléchie. Ce 24 juin est une date qui représente, je l'espère donc, une avancée positive de ce projet.

Si cette donation représente pour moi un témoignage d'appartenance à un territoire, elle doit bien au-delà de la fierté qu'elle me procure, permettre en totale priorité d'être un acte qui doit favoriser l'émergence et la création d'un outil d'intérêt général, type musée. Seule condition morale fixée de ma part dans la proposition faite en amont et validée par son acceptation de principe par le conseil municipal du 22 juin 2010.

Jacques Brianti

 

Le mot du Maire

En ma qualité de maire de Bagnères-de-Bigorre, je suis vraiment très heureux d'accueillir une exposition portant sur la mise en valeur d'oeuvres de Jacques Brianti. La Ville de Bagnères-de-Bigorre se devait de rendre hommage à cet artiste d'envergure nationale et internationale, pour qui j'ai la plus grand estime, de l'amitié et beaucoup de respect.

Jacques Brianti a manifesté le souhait de faire une donation portant sur une grande partie de ses oeuvres à la commune de Bagnères-de-Bigorre. La ville envisage d'ailleurs de s'appuyer sur le talent de cet artiste pour envisager la création d'un observatoire de l'art moderne et contemporain.

C'est un engagement que j'ai pris, c'est aussi une ambition pour notre cité et un pari que je souhaite mener à son terme. Les richesses culturelles et artistiques de Bagnères le méritent tout à fait.

Rolland Castells

 

 

17___Peinture_Volume__1970__huile__acrylique_et_volumes_papier_sur_bois__123_x_145_cm

 

Posté par jacques brianti à 21:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]